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Marche contre le CST: De Croo dénonce le "comportement criminel" de certains manifestants

La police annonce avoir procédé à 42 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires en marge de la manifestation ©AFP

Environ 35.000 personnes se sont rassemblées dimanche à Bruxelles pour la manifestation intitulée "Ensemble pour la liberté". Trois policiers ont été blessés.

Le Premier ministre Alexander De Croo a dénoncé lundi "le comportement purement criminel" d'un "petit groupe" de manifestants qui, dimanche, a provoqué des violences et blessé des policiers lors d'une manifestation à Bruxelles contre les mesures sanitaires.

"Le droit de manifester et la liberté d'expression sont importants, mais si cela finit en une vague de violences, c'est tout à fait inacceptable, et certainement si c'est orienté contre la police", a dénoncé le chef du gouvernement fédéral, interrogé en marge d'une concertation belgo-française sur la sécurité.

"Je comprends que certains ont des doutes, mais basons le débat sur des informations correctes, pas sur de la désinformation"
Alexander De Croo
Premier ministre

Le Premier ministre a lancé un appel à l'unité et au respect des règles. "On est dans une période difficile, et dans les soins de santé, tout le monde donne le meilleur. Je comprends que certains ont des doutes, mais basons le débat sur des informations correctes, pas sur de la désinformation", a-t-il exhorté.

35.000 personnes dans les rues de la capitale

Moins de deux heures après le début de la manifestation contre le pass sanitaire ce dimanche à Bruxelles, la police a fait usage de l'arroseuse et de gaz lacrymogène contre des manifestants. Selon les estimations de la police, 35.000 personnes étaient dans les rues de la capitale pour protester contre le CST.

Les heurts ont débuté vers 14h45, à hauteur du carrefour de l'avenue des Arts et de la rue Joseph II à Bruxelles. Selon le parcours défini avec les autorités, les manifestants devaient à cet endroit quitter la petite ceinture et tourner dans la rue Joseph II. La police avance que certains manifestants ont voulu continuer tout droit et ont jeté des feux d'artifice contre la police.

Ils étaient 35.000, ce dimanche 21 novembre à Bruxelles, à manifester contre le pass sanitaire. ©EPA

L'arroseuse a de nouveau été employée peu avant 17h au niveau du rond-point Schuman au motif qu'il y aurait eu des jets de projectiles pyrotechniques. "Des gens ont cherché la confrontation avec la police", a affirmé la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles, Ilse Van de keere. La plupart des personnes se sont dispersées peu après leur arrivée dans la petite rue de la Loi, mais quelques milliers de personnes étaient encore sur place à 17h, heure de dislocation prévue. Les policiers ont commencé à pousser et à regrouper des participants restants dans le parc du Cinquantenaire.

Une cinquantaine d'arrestations

En début de soirée, la zone de police Bruxelles-Ixelles a annoncé avoir procédé à 42 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires en marge de la manifestation. De plus, trois policiers ont été blessés. Des dégâts ont par ailleurs été constatés dans le centre de la ville. La vitrine d'un magasin Carrefour express a notamment été brisée.

"Nous sommes fiers d'avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et nous nous en distancions".
Ezra
Porte-parole des organisateurs

"Nous avons réuni toutes les organisations belges qui militent pour la paix en cette période de crise", s'est réjoui Ezra, un porte-parole des organisateurs, qui comptent entre autres les mouvements Hands for Freedom, Vecht Voor Vrijheid, Teachers for Freedom et Belgians for Freedom. "Ensemble pour la liberté, on voulait former une grande famille pour défendre ensemble la démocratie. Nous sommes fiers d'avoir uni autant de personnes. Cependant, nous ne cautionnons pas les violences qui ont eu lieu aujourd'hui et nous nous en distancions".

Une "task force" pour identifier les suspects

L'une des personnes qui a été arrêtée judiciairement est citée à comparaître directement devant le tribunal le 2 décembre, a indiqué lundi le parquet de Bruxelles. Une autre personne arrêtée a été déférée devant un juge d'instruction, tandis qu'une troisième a été libérée et sera interrogée dans les prochains jours. La police bruxelloise a mis en place une "task force" pour identifier d'autres suspects, notamment via l'analyse d'images de caméras de vidéo-surveillance.

Troisième soirée de troubles aux Pays-Bas

Des troubles ont éclaté aux Pays-Bas dimanche soir pour la troisième soirée consécutive. Le nombre d'arrestations sur les trois jours de manifestations contre les mesures anti-Covid montant à 145, ont indiqué la police et les médias locaux. Les troubles ont démarré vendredi, lorsqu'une "orgie de violence" a éclaté à Rotterdam, lors de laquelle quatre manifestants ont été blessés par des tirs de la police selon les dernières estimations.

Confinement partiel

Les Pays-Bas ont réintroduit la semaine dernière un confinement partiel pour faire face à une flambée de cas de Covid-19, avec une série de restrictions sanitaires touchant notamment le secteur de la restauration, qui doit fermer à 20h. A cette frustration s'ajoutent les plans du gouvernement néerlandais d'introduire la mesure appelée "2G" (gevaccineerd of genezen)", qui interdirait certains lieux aux non-vaccinés, notamment les bars et les restaurants.

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