Matches truqués: le procès s'ouvre sans le principal suspect

Gilbert Bodart (ici lors du procès du vol des recettes des grottes de Han), figure au banc des accusés. ©Belga ©BELGA

Après avoir investi dans le club du Lierse, l'homme d'affaire chinois Zehyun Ye a tenté de corrompre des joueurs de première et deuxième divisions. Le procès s'ouvre aujourd'hui, mais sans ce principal suspect.

Le procès dit de "l'affaire des matches truqués" s'est ouvert ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Parmi les 31 prévenus dans ce dossier (essentiellement d'anciens dirigeants et des joueurs), quelques-uns ont fait le déplacement, à l'image de Gilbert Bodart, Cliff Mardulier, Laurent Denis, Laurent Suray ou Pietro Allatta. A raison de deux jours et demi d'audience par semaine, le procès devrait durer au moins durant tout le mois de février.

Les différents prévenus sont poursuivis pour corruption privée, participation à une organisation criminelle, blanchiment et chantage. Comme l'on pouvait s'y attendre, Zehyun Ye, le personnage-clé du dossier, n'était pas présent lundi à Bruxelles.

• Que reproche-t-on aux prévenus? Les faits reprochés aux prévenus remontent aux saisons 2004-2005 et 2005-2006. Après avoir investi dans le club du Lierse, l'homme d'affaire chinois Zehyun Ye a tenté de corrompre des joueurs de première et deuxième divisions. Il a ainsi acheté plusieurs matches du club lierrois ainsi que de La Louvière et de Geel. Plusieurs joueurs s'étaient laissés séduire à l'époque par d'importantes sommes d'argent.

 

L'ancien entraîneur de La Louvière Gilbert Bodart s'est présenté lundi devant le tribunal. Il n'était pas le seul des prévenus à s'être déplacé. L'ancien agent de joueurs Pietro Allatta, Cliff Mardulier et Olivier Suray, ex-joueurs, étaient eux aussi présents, de même que l'avocat Laurent Denis. Les autres prévenus étaient quant à eux représentés par leur avocat. L'ancien Lierrois et Anderlechtois Marius Mitu a, pour sa part, été retardé par les intempéries qui sévissent actuellement en Europe de l'Est.

Plusieurs avocats ont estimé lundi matin qu'il était "déplorable", "lamentable" voire "ridicule" que le procès s'ouvre en 2014, soit près de 10 ans après les faits.

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