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Menace terroriste: les policiers sont à bout

Après un mois de menaces, les forces de l’ordre commencent à montrer des signes d’épuisement. Une situation qui risque de faire baisser le niveau d’attention et de vigilance des agents en service.

©Photo News

Un mois après le relèvement de la menace terroriste au niveau 3, les forces de l'ordre sont à bout. La fatigue, physique mais aussi morale, se fait de plus en plus sentir, principalement dans les petites zones de police où les effectifs, moins nombreux, sont contraints d'enchaîner les heures de travail et de surveillance, ou de mener des missions dans des conditions peu sécurisantes, rapportent les journaux de Sudpresse.

Pour les syndicats de police, le maintien d'un niveau 3 n'est, à long terme, pas tenable. "Oui, on peut encore tenir quelques jours, quelques semaines comme cela. Mais l'épuisement va générer un estompement de l'état de veille et de la vigilance", explique-t-on du côté du Sypol.

"Et plus ça dure, plus ça coûte. Or, sur le terrain, les finances ne suivent pas. Il y a un trou de 3.000 équivalents temps plein. C'est un travail de fond qu'il faut mener, et ça passe par un refinancement la police et par des engagements d'enquêteurs", souligne Vincent Gilles, président national du SLFP Police.

Les policiers tous épuisés?

Mais la tendance semble se généraliser à tous les membres de la police. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à solliciter de l'aide psychologique ou psychosociale auprès de la "stress team”. Si les cas de dépression ne sont pas en augmentation, ceux de burn-out le sont, affirme Corinne Vandenberghe, psychologue et directrice de la stress team.

L'année dernière, 373 agents ont sollicité de l'aide psychologique (contre 226 en 2013) et 3.158 de l'aide psychosociale (contre 2.075 en 2013).

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