Moins de places d'accueil pour les réfugiés: un centre ferme

©Dieter Telemans

Il y aura moins de places d'accueil pour les réfugiés en 2015. L'annonce du gouvernement Michel mènera à la fermeture du centre Fedasil de Virton. 34 personnes y perdront leur emploi.

Le nombre de places d'accueil pour candidats-réfugiés diminuera l'an prochain de 1.212 unités, tandis que 845 autres seront transformées en places "tampon". C'est ce qu'a décidé le gouvernement fédéral jeudi.

Cette diminution est rendue possible par des procédures d'asile plus rapide et le taux d'occupation bas, confirme le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken (N-VA).

Le centre Fedasil de Virton, actif depuis 1999, va fermer ses portes, entraînant le licenciement des 34 personnes qui y travaillent.

"Le choix du centre de Virton se justifie par l'infrastructure du centre (présence d'amiante dans le bâtiment, normes de sécurité incendie non conformes)", explique Fedasil dans un communiqué. "Les investissements à consentir pour remettre le bâtiment aux normes sont trop importants dans le contexte budgétaire actuel."

Les septante-deux demandeurs d'asile qui y sont hébergés pour le moment devraient être transférés d'ici la fin du mois, et les 34 personnes qui y travaillent verront leur contrat de travail rompu le 2 janvier 2015. La direction de Fedasil s'est rendue à Virton pour expliquer cette décision au personnel.

L'ancienne secrétaire d'Etat Maggie De Block (Open Vld) avait mené durant la dernière législature une série de réformes pour endiguer la crise de l'accueil. Elle avait décidé de démanteler 5.748 places d'accueil. En 2014, quelque 4.000 places sont toujours inoccupées, selon Theo Francken.

Le nouveau gouvernement poursuit sur cette lancée, en supprimant encore 2.057 places. Au total, il restera 18.829 places, dont 2.193 comme tampon. Lors du démantèlement, un effort égal est demandé à tous les partenaires de l'accueil, centres fédéraux, partenaires non-gouvernementaux et initiatives locales d'accueil, explique M. Francken.

"Avec ce plan de démantèlement, le gouvernement ramènera le nombre de places d'accueil au niveau normal d'avant la crise de l'accueil et maintient un réseau d'accueil efficace et flexible, mieux armé, grâce à la capacité tampon prévue, pour faire face à une future crise", estime le secrétaire d'Etat.

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