Négociations: le "split-rate" sous la loupe

Johan Vande Lanotte reçoit une nouvelle fois lundi après-midi les partis francophones dans le cadre de la mission de conciliation que lui a confiée le roi. Les partis francophones insistent tous sur la nécessité de voir l'ensemble des entités du pays, y compris le fédéral, correctement financées dans le cadre d'une révision de la loi organisant la répartition de leurs moyens.

Le conciliateur royal Johan Vande Lanotte s'est rendu ce lundi matin chez le Roi Albert II pour lui présenter un rapport intermédiaire de sa mission. Il va maintenant entamer un nouveau tour de table avec les présidents de partis. Ce deuxième tour de négociations démarre ce lundi après-midi avec les présidents des partis francophones. Mardi après-midi, ce sera au tour des présidents des partis flamands.Ces réunions permettront de donner suite aux questions et propositions d'amendements à la note de Vande Lanotte que les partis avaient la possibilité d'introduire.

Concernant l'autonomie fiscale, Johan Vande Lanotte a proposé un mécanisme s'inspirant du split-rate (deux taux, fédéral et régional). L'ensemble des partis flamands y sont favorables et les écologistes aussi; le PS et le cdH ne l'ont pas retenu dans leurs propositions envoyées à Johan Vande Lanotte.

Vendredi, le PS a envoyé un communiqué annonçant un "geste supplémentaire sur l'autonomie fiscale". Selon Laurette Onkelinx, interrogée lundi, la question n'est pas d'approuver ou non le split-rate. "Le nom importe peu", a-t-elle dit. Selon la vice-première ministre, ce qui compte, c'est que "chaque entité puisse avoir les moyens d'exercer sa politique", y compris le fédéral qui devra financer les pensions. A cet égard, "il n'y a plus du tout de fermeture", a-t-t-elle fait observer.

La présidente du cdH, Joëlle Milquet, s'est, elle, montrée réservée à propos d'une ouverture au split-rate.

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