"Nos relations fortes avec Israël nous permettent de dire les choses franchement"

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Le Premier ministre belge Charles Michel a rencontré lundi avec le président israélien au premier jour de sa visite officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens. Divers points ont été abordés au cours d'un entretien où il fut notamment question du processus de paix au Proche-Orient.

Premier jour de la isite vofficielle du Premier ministre Charles Michel en Israël et dans les Territoires palestiniens. Le chef du gouvernement a débuté sa tournée par un échange avec Reuven Rivlin, le président israëlien. Outre des rencontres politiques, le Premier ministre fera des visites d'entreprises et de projets belges, rencontrera des représentants de la société civile ainsi que la communauté belge expatriée.

"Les colonies sont un obstacle au processus de paix. Nous ne pensons pas que ce soit une démarche qui favorise la confiance, au contraire."
Charles Michel
Premier ministre

Cette visite officielle intervient alors que l'extension des colonies israéliennes occupe principalement l'agenda politique national. La Knesset (le parlement israëlien) discute d'une loi légalisant 4.000 logements dans les colonies israéliennes construites sur des terres privées en Cisjordanie occupée. L'initiative est dénoncée par la communauté internationale qui y voit une violation du droit international. La Belgique n'a pas manqué de le rappeler.

"Parce que nous avons une relation très forte avec Israël, nous avons l'occasion d'exprimer clairement notre point de vue sur cette question. Les colonies sont un obstacle au processus de paix. Nous ne pensons pas que ce soit une démarche qui favorise la confiance, au contraire", a souligné le Premier ministre lors d'une rencontre avec la presse belge.

L'Europe, une solution pour la paix?

Charles Michel s'est gardé de faire d'autre commentaire sur cette loi qui n'est pas encore votée et dont le vote pourrait à nouveau être reporté. Il a plaidé en faveur d'un rôle accru de l'Union européenne dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, à l'heure où le Brexit et l'élection de Donald Trump ont rebattu les cartes et ouvrent un nouveau "momentum".

"L'Europe est le principal partenaire économique et commercial d'Israël et le premier moteur de la coopération en Palestine. Elle doit avoir plus de poids et se demander comment elle peut être plus efficaces dans ses actions en faveur de ce processus de paix. Nous payons aussi les conséquences de la situation instable dans la région", a indiqué le chef du gouvernement.

La sécurité israélienne, une référence pour la Belgique

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Depuis que la Belgique vit à l'heure de la menace terroriste, elle a intensifié sa coopération avec l'Etat hébreu, dont le savoir-faire en termes de sécurité est devenu une référence. Plusieurs responsables politiques et policiers belges ont ainsi rencontré leurs homologues israéliens dans le domaine de la sécurité aéroportuaire ces derniers mois.

"A l'agenda du monde, figure le terrorisme. Ce n'est pas une affaire locale. Le phénomène de Daesh n'est plus sporadique mais généralisé", a commenté le président Rivlin au cours d'une introduction à son entretien avec Charles Michel. "Notre savoir-faire est à la disposition du monde libre pour mener ce combat".

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