Olivier Maingain: "Le MR est le maillon faible"

(© Laurie Dieffembacq) ©BELGA

Le président du FDF accuse le MR d'être le maillon faible du front francophone face à la N-VA. Il estime qu'il y a une "grande cacophonie" dans le parti libéral et que Bart De Wever pourrait en profiter.

Olivier Maingain, président du FDF, craint que les partis politiques francophones, et en particulier le MR, ne cèdent face à la N-VA. "Le MR est en train de devenir le maillon faible de la résistance francophone. Nous le vérifierons dans les prochains mois", dit-il ce vendredi dans une interview publiée par La Libre Belgique.

"J'entends beaucoup de choses contradictoires au MR. Alain Destexhe sert de brosse à reluire à la N-VA. Il va jusqu'à remettre en cause le discours du Roi... Certains sont très loin dans l'idée de soumission à la N-VA. Au MR, il y a une grande cacophonie", analyse Maingain.

Ce dernier affirme qu'il faut avant tout "démasquer Bart De Wever". "Sa stratégie, c'est dénoncer les faiblesses de la gestion publique au sud du pays. Il tente, puisqu'il sait qu'il y a là un motif de mécontentement de la population, de faire croire que la Flandre nationaliste peut être l'allié de ceux qui veulent remettre en cause cette gestion déficiente. Il faut s'opposer tout de suite à lui".

Olivier Maingain appelle par ailleurs les autres partis à la lucidité: "Les francophones ne vont plus pouvoir fuir longtemps leurs responsabilités. La logique de certains a toujours été la même: limiter la casse. 2014 sera le rendez-vous de l'essentiel. Les francophones ne savent pas où ils veulent aller. De Wever va s'employer à les écarteler."

Il répète qu'à ses yeux, si la poussée autonomiste flamande se fait plus radicale au détriment du statut de Bruxelles comme région à part entière, il faudrait créer un "État Wallonie-Bruxelles dans un État fédéral".

Alain Destexhe réplique

Mis en cause, Alain Destexhe a répliqué par voie de communiqué. Le député MR de la Fédération Wallonie-Bruxelles juge que le "sectarisme d'Olivier Maingain" constitue "le clou du cercueil de la Belgique". Il dénonce le registre excessif et insultant du président des FDF.

Affirmant son envie de revenir à l'État unitaire des années '60, Destexhe en appelle toutefois à tenir compte des réalités et notamment de "l'opinion de 60% de Flamands".

"Il est facile de se cantonner dans la posture du 'non', surtout quand une partie du pays, sclérosé par son modèle socialiste, refuse de faire les réformes dont la Belgique a besoin et que les Flamands réclament à juste titre", ajoute-t-il, voyant en Olivier Maingain un "allié objectif du PS et de son immobilisme".

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