"On caricature notre note Open Vld–MR"

Côté libéral, certains s’étonnent que la N-VA ne salue pas les points socio-économiques de la note Open Vld-MR. "Tout ça pour pousser l'agenda communautaire..." ©BELGA

Une voix bien placée au MR débriefe la séquence de week-end. "Nos points ne sont pas à prendre ou à laisser, mais à discuter."

En affirmant vendredi soir sur VTM que "personne n'est encore partisan du MR au gouvernement", Bart De Wever a lancé le refrain du weekend. Mais comment réagit le MR à cette tentative de mise au ban ?

"Nous restons disponibles", a prudemment indiqué le ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin, ce lundi matin sur Radio 1. OK, mais encore? Au siège du parti, le président Georges-Louis Bouchez préfère pour l’heure garder le silence.

Mais qu’en pense-t-on hors micro? "La tactique du moment consiste à essayer de mettre un coin entre l’Open Vld et le MR", réagit anonymement une voix libérale francophone bien placée. "Pour ce faire, on caricature le contenu de notre note commune Open Vld - MR."

"Aucune provocation"

Les points avancés sont à discuter. "Contrairement à ce qu’a pu faire le sp.a précédemment, nous ne venons pas avec des points à prendre ou à laisser. Nous venons avec des balises libérales qui nous paraissent importantes, oui, et nous proposons d’en discuter. Il n’y a là aucune provocation."

Et cette demande de limiter la croissance des moyens alloués aux soins de santé? "Vouloir d’office une norme de croissance de 3% n’est pas raisonnable. Tous les acteurs du secteur le disent, ce n’est pas seulement une question de moyens, c’est aussi une question de travailler mieux. Il faut au minimum pouvoir en discuter."

Si les libéraux pointent une dégressivité accélérée des allocations de chômage, c’est "pour activer le marché de l’emploi et enrayer l’inactivité de longue durée. Il nous semble essentiel d’en parler."

"Nous ne disons pas qu’il faut l’équilibre budgétaire demain matin, nous disons qu’il faut une trajectoire permettant, à un horizon de 5 à 10 ans, d’enclencher une réduction du déficit."
Une voix MR

Idem pour le budget. "Nous ne disons pas qu’il faut l’équilibre demain matin, nous disons qu’il faut une trajectoire permettant, à un horizon de 5 à 10 ans, d’enclencher une réduction du déficit. Est-il aberrant d’évoquer le besoin d’un redressement des finances publiques à long terme?"

Et de s’étonner au passage que la N-VA ne salue pas ces points socio-économiques pourtant proches des siens. "Tout ça pour pousser son agenda communautaire..."

"Les libéraux n'ont pas de tabou"

À propos, comment l’accent belgicain développé par Georges-Louis Bouchez pourrait-il plaire au nationaliste Bart De Wever? "Notre note dit texto que les libéraux n’ont pas de tabou. Nous sommes prêts à discuter de tout. Simplement, il faut que cela soit dans un objectif d’efficacité. Si c’est pour refaire une énième réforme qui rende le pays encore plus ingérable, on ne voit pas l’intérêt. Par contre, s’il s’agit de trouver des mécanismes permettant des décisions plus efficaces, on est là."

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