Onkelinx veut obliger à prescrire plus de médicaments bon marché

La ministre démissionnaire de la Santé et des Affaires sociales, Laurette Onkelinx, envisage de relever les quotas de prescription de médicaments bon marché imposés aux médecins, rapporte La Libre Belgique vendredi.

Mme Onkelinx estime que la période prolongée d'affaires courantes ne peut pas empêcher d'agir en la matière. "On ne peut pourtant plus jouer l'inaction. Surtout en santé publique où l'inaction peut avoir des conséquences néfastes pour les finances publiques, mais aussi pour le patient", affirme-t-elle.

La ministre veut notamment fixer à 55% le quota de prescription de médicaments bon marché (les génériques ou les médicaments dont le prix a été abaissé). Pour l'instant, les médecins - toutes spécialités confondues - en prescrivent en moyenne 45%.

Elle veut aussi encourager la prescription en DCI (dénomination commune internationale), consistant à prescrire une simple molécule, à charge du pharmacien de choisir un médicament correspondant à la classe thérapeutique - de préférence le moins cher.

Elle suggère aussi de mieux encadrer les psychotropes, comme les anti-dépresseurs, qui ont enregistré une nette augmentation ces dernières années. Elle pointe en particulier la Rilatine, un traitement du trouble de l'attention chez les enfants.

Mme Onkelinx préconise encore de mieux contrôler les commandes de médicaments dans les maisons de repos et d'élargir l'exonération fiscale des firmes pharmaceutiques qui font beaucoup de recherche.

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