"Pas de hausse des taxes", implore le SNI

Christine Mattheeuws, du Syndicat neutre pour les indépendants, demande que l'austérité prenne d'abord la forme d'une réduction du nombre de fonctionnaires, plutôt que de taxes supplémentaires.

"Nous sommes déjà assez taxés. Une hausse des taxes n'est donc pas la voie à suivre, surtout quand les économies concurrentielles font tout pour être attractives du point de vue fiscal", a réagi Christine Mattheeuws, présidente du SNI, aux propos tenus mercredi par le gouverneur de la Banque Nationale qui n'excluait pas une hausse de l'imposition.

"Nous sommes d'accord qu'il faut réduire les dépenses. La nouvelle législature doit être sous le signe de l'austérité. En premier lieu, l'Etat doit donner le bon exemple. Une étude récente a montré que notre pays compte 70.000 fonctionnaires de trop. Si nous faisons quelque chose à cela, nous pouvons déjà épargner une belle somme", a ajouté Christine Mattheeuws.

Pour le syndicat neutre des indépendants, une hausse des impôts est "un tabou". "Le gouverneur de la Banque nationale semble cependant oublier qu'une augmentation d'autres impôts effrayera les investisseurs étrangers et mènera à des épargnes dans les petites entreprises. Si celles-là doivent payer plus d'impôts, elles devront épargner dans d'autres domaines et cela a des implications pour leur personnel. Une hausse des impôts signifiera donc plus de chômeurs et une réduction du pouvoir d'achat", a commenté encore Christine Mattheeuws.

Le SNI estime par ailleurs qu'il faut mettre plus de monde au travail et que cela permettra de "dépenser moins et d'obtenir plus de recettes".

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