"Pas de service minimum pour les écoles"

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Joëlle Milquet, ministre de l'Enseignement, explique les raisons qui poussent à la grève, notamment dans l'enseignement, ce mercredi. Et elle revient sur les économies à réaliser dans le budget de la fédération Wallonie Bruxelles.

Mouvements de grève notamment dans les écoles ce mercredi matin. "On n'est pas dans une action en front commun", rappelle immédiatement Joëlle Milquet (cdH), interrogée par Martin Buxant (L'Echo) sur Bel RTL.

Faudrait-il un service minimum dans l'enseignement, pour contrer les désagréments subis par les enfants et leurs parents? "On n'en est pas là, la question se pose pour la mobilité et les transports publics." Mais elle soulève la raison de la grogne sociale.

 

 

La FGTB va-t-elle trop loin, selon la ministre cdH? "Ce qui m'intéresse, c'est les causes et les raisons."

Au niveau des pensions des profs, on court à la catastrophe, dit-elle. Pourquoi? Le gouvernement ne prend plus en compte les années durant lesquelles les enseignants ont fait leurs études. "On ajoute une année de plus, à partir de 2018, pour prendre sa pension anticipée, mais en plus on durcit les conditions de carrière. Cela signifie, pour un enseignant, qu'en huit ans de temps, on l'oblige à travailler six ans de plus au moins, voire sept."  "Ceux qui ont moins de 54 ans et ne peuvent bénéficier de départ anticipé, auront, d'ici 2023, six ans de plus à travailler."

 "C'est inacceptable d'imposer des allongements aussi longs, en si peu de temps aux gens."

"Je préfère la voix de la négociation politique."

 

 

Sur le budget

Va-t-on tailler dans l'enseignement pour résoudre les problèmes du budget? "On a encore six mois pour cette année, comment voulez-vous qu'on puisse assumer 200.000 millions de plus pas du tout liés à une mauvaise gestion." Bref, va-t-on laisser filer les déficits? "Les trois quarts de notre budget, c'est les salaires, notamment les salaires des enseignants. Vous n'avez pas de marges! C'est impossible d'assumer une augmentation et de combler par des mesures d'économie une dégradation du déficit qui est liée à une dégradation des paramètres venant du fédéral. On est dans une aberration européenne complète. On force les états à être enfermés dans la décroissance."

 

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