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Pas (encore) d'accord sur la prolongation des aides corona

Le secteur de la restauration, entre autres, a toujours moins de travail qu'avant la pandémie. ©Tim Dirven

Le gouvernement fédéral est parvenu à un préaccord mercredi sur la prolongation de certaines aides corona jusqu'à la fin de l'année. En soirée, le PS semblait toutefois prêt à remettre le deal en cause.

Ce fut l'un des débats les plus animés de ces dernières semaines au sein de la coalition Vivaldi: faut-il mettre fin, dès le début du quatrième trimestre, à toutes les mesures de soutien aux entreprises et aux travailleurs maintenant que les restrictions sanitaires ont presque toutes été levées et que l'économie redémarre?

Jeudi matin, le fédéral n'était pas encore sorti avec une annonce d'accord. Mais selon le ministre de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne, on en est cependant "proche", a-t-il indiqué en fin de matinée.

Les discussions se poursuivent jeudi dans les différents cabinets ministériels. Il n'est en revanche pas clair si et quand il y aura un nouveau contact virtuel entre ministres du kern, le Premier ministre et la vice-Première Sophie Wilmès étant à New York pour l'Assemblée générale des Nations Unies.

Pierre-Yves Dermagne, ministre PS de l'Emploi, s'était engagé sur la voie de la prolongation du chômage temporaire. ©BELGA

Un casse-tête

Les partis francophones - le PS du ministre de l'Emploi Pierre-Yves Dermagne en tête - s'étaient clairement engagés sur la voie de la prolongation des mesures. À l'inverse, l'Open VLD et surtout le CD&V étaient d'avis qu'il était temps de laisser l'économie voler de ses propres ailes - surtout que la facture fédérale de la pandémie s'élève déjà à 25 milliards d'euros.

CD&V et Open VLD avaient freiné pendant des semaines sur la prolongation des aides, mais après un avis des partenaires sociaux, ils ont dû renoncer partiellement à leur position.

CD&V et Open VLD avaient donc freiné pendant des semaines sur la prolongation des aides, mais après un avis des partenaires sociaux, ils ont dû renoncer partiellement à leur position. Mercredi après-midi, il y avait donc un préaccord pour prolonger une fois de plus le système de chômage temporaire, et ce, jusqu'à la fin de l'année. Et pour tous les secteurs, car limiter le système à des secteurs spécifiques s'est avéré techniquement irréalisable.

À noter par ailleurs que la demande du CD&V et de l'Open VLD de ne plus geler la dégressivité des allocations de chômage a elle aussi été acceptée, ce qui signifie que les allocations peuvent à nouveau baisser à l'avenir.

Le droit passerelle pour les indépendants devrait lui se poursuivre aussi jusqu'au 31 décembre. La différence est toutefois que les indépendants devront être en mesure de prouver une perte de 65% de leur chiffre d'affaires et ne pourront recevoir qu'une seule prime.

90
millions d'euros
L'ensemble des aides prolongées ou mises en place pour le dernier trimestre porte la facture totale à plus de 90 millions d'euros.

En outre, la TVA sur le gel pour les mains et les masques buccaux resterait à 6% pendant trois mois supplémentaires, la SNCB recevrait une aide supplémentaire de 15 millions d'euros, tandis que 15 autres millions seraient affectés à une prime de 50 euros pour les personnes socialement vulnérables.

Coup de théâtre en soirée

Au total, ces mesures prolongées porteraient la facture à plus de 90 millions d'euros. Alors que tout semblait sur les rails mercredi soir, le PS s'est toutefois rebiffé en jugeant ce montant insuffisant pour maintenir efficacement les aides Covid précitées.

Alors que plusieurs sources parlaient de la confirmation du préaccord obtenu dans la journée comme d'une formalité, tout a donc basculé en soirée. Du côté des socialistes, on affirme désormais que rien n'est acquis. Bref, un nouveau coup de théâtre dans la Vivaldi.

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