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Paul Magnette ambitionne un gouvernement pour septembre

Le président du PS Paul Magnette n'exclut pas qu'il faille repasser par les urnes pour parvenir à former un nouveau gouvernement fédéral d'ici le mois de septembre. ©BELGA

Le chef de file des socialistes francophones suggère une reprise fin juin des négociations en vue de constituer un gouvernement fédéral. Son ambition: aboutir au mois de septembre.

La perspective d'une fin des pouvoirs spéciaux dès le mois juin se précise. Il est quasiment acquis que ceux-ci ne seront pas renouvelés pour une nouvelle période de trois mois. Pour le président du PS, Paul Magnette, les négociations visant à former un gouvernement fédéral disposant d’une majorité parlementaire pourraient dès lors reprendre à la fin juin pour aboutir en septembre.

"Un gouvernement en septembre, c'est le but", a expliqué dimanche le chef de file des socialistes francophones sur le plateau de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi). Paul Magnette n'exclut pas non plus qu'en cas d'échec, l'électeur soit convoqué dans l'isoloir. Pour lui, "il n'y a pas de mal à demander l'avis des citoyens parce qu'on va devoir prendre des décisions très importantes pour les 10, 20 ans à venir".

Un "vrai" gouvernement

Le président du PS n'écarte pas non plus l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire, soutenu depuis l'opposition en fonction des projets politiques, comme en connaissent plusieurs pays européens. "Ce n'est pas ma préférence, c'est mieux d'avoir un vrai gouvernement, mais cela vaut mieux que le chaos et l'immobilisme", a-t-il ajouté.

"J'attends de voir si la N-VA est prête à faire des concessions."
Paul Magnette
Président du PS

Ressurgit alors la question des pourparlers avec la N-VA. La relance de négociations ramènera en effet sur le devant de la scène la question d'une alliance entre le PS et la N-VA. Mission impossible jusqu'ici depuis les élections. "J'attends de voir si la N-VA est prête à faire des concessions", a souligné Paul Magnette. Qui ne s'est pas privé d'énoncer certains des thèmes qui lui sont chers... et difficiles à accepter pour les nationalistes flamands: impôt sur la fortune, abandon des revendications institutionnelles...

Le président de la N-VA, Bart De Wever, avait déjà réitéré il y a une semaine son souhait de retourner à la table des négociations avec le PS. Pour lui, cela ne fait aucun doute: un nouveau gouvernement devrait être mis en place après l’expiration des pouvoirs spéciaux en juin.

Injures

Mais dans le même temps, Bart De Wever avait accusé le PS de vouloir faire payer la crise au "Flamand qui travaille, épargne et entreprend". "Il n'a pas changé: une fois par mois, Bart De Wever injurie les Wallons, attaque le PS", lance Paul Magnette. Qui n'est "pas obsédé par la N-VA" puisque "85% des Belges n'ont pas voté" pour elle.

"Arrêtons de faire comme si Bart De Wever était le centre du monde, le Roi Soleil."
Paul Magnette
Président du PS

"Arrêtons de faire comme si Bart De Wever était le centre du monde, le Roi Soleil", dit le président du PS. Une amorce de dialogue n'aura rien d'évident. Paul Magnette le confirme implicitement: depuis deux mois, les chefs de file des deux premiers partis au nord et au sud du pays n'ont plus eu de contact.

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