Paul Magnette n'a pas enterré la piste d'un gouvernement provisoire

Pour le président du PS Paul Magnette, un gouvernement provisoire pourrait s'occuper des urgences sociales, comme la pension à 1.500 euros, le relèvement des allocations sociales de base et le salaire minimum. ©Photo News

En cas d'échec des négociations gouvernementales, Paul Magnette envisage un gouvernement de 6 mois à 1 ans pour faire "face aux urgences sociales".

Les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens sont attendus ce lundi à 14 heures au Palais royal pour présenter un nouveau rapport de leur mission au Roi. Ils ont organisé dimanche une rencontre avec le PS et la N-VA, mais on ignore quel a été le contenu des échanges. Une certitude: la mission des informateurs sera prolongée, l'audience étant créditée du label "intermédiaire". Leurs conclusions sont attendues pour le 28 janvier au plus tard. Mais après?

On peut faire un gouvernement provisoire limité dans le temps et sa composition. (...) C'est peut être la seule manière de sortir de la crise.
Paul Magnette
Président du PS

Le président du PS Paul Magnette n'a pas enterré la piste d'un gouvernement provisoire s'il n'est pas possible de former un gouvernement de législature. "Il est évident qu'il est mieux de faire un vrai gouvernement, mais si on ne trouve pas de solution on pourrait faire un gouvernement de six mois ou un an pour faire face aux urgences sociales", a-t-il affirmé dimanche midi, interrogé par RTL-TVI au cours de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche".

Le président du PS avait déjà évoqué la piste d'un gouvernement provisoire en juin dernier, quelques semaines après les élections. À ses yeux, "si cela peut aider à sortir de la crise actuelle, on peut faire un gouvernement provisoire limité dans le temps et sa composition". Pour Paul Magnette, "cela reste tout à fait possible. C'est peut être la seule manière de sortir de la crise".

Urgences sociales

Comme il y a plusieurs mois, Paul Magnette estime qu'un tel exécutif, composé des formations du gouvernement en affaires courantes (les libéraux et les sociaux-chrétiens flamands, NDLR), associées aux socialistes et aux écologistes pourrait se concentrer durant six mois ou un an sur les urgences sociales et environnementales.

Au rayon des urgences sociales, Magnette a notamment cité la pension à 1.500 euros, ainsi que le relèvement des allocations sociales de base et le salaire minimum "qui est beaucoup trop bas en Belgique".

Le chef de file du PS juge qu'il est également urgent d'élaborer un budget pour 2020 car, actuellement, on vit toujours sur le régime du budget de 2018 qui ne suffira pas.

Paul Magnette a enfin répété que le PS était toujours disposé à discuter avec la N-VA sur des éléments de contenu si celle-ci changeait d'avis au sujet d'une politique plus sociale que les socialistes appellent de leurs vœux. Mais "à part des signes symboliques dans leur grand meeting, je ne vois rien venir", a-t-il encore dit.

Pétition du Vlaams Belang pour de nouvelles élections

À l'occasion de la réception de Nouvel An du Vlaams Belang, dimanche à Genk, le président de la formation d'extrême droite Tom Van Grieken a donné le coup d'envoi d'une pétition à grande échelle en faveur de nouvelles élections, face à l'absence persistante de gouvernement fédéral. 

"Les politiciens qui ont peur des élections sont comme les nageurs qui ont peur de l'eau", a-t-il dit devant quelques centaines de membres du parti. 

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