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Paul Magnette sur la grève des sans-papiers: "Je ne pense pas que le gouvernement soit en crise"

"Nous demandons de travailler avec tous les moyens légaux possibles. Nous ne demandons pas une régularisation massive", a précisé le président du PS Paul Magnette. ©Tim Dirven

Lundi, le PS et Ecolo menaçaient de faire démissionner leurs ministres si un des grévistes de la faim venait à décéder. Ce mardi matin, les présidents des deux partis reviennent sur leurs déclarations.

Au lendemain de la menace par le parti socialiste de quitter le gouvernement fédéral en cas de décès d'un des sans-papiers grévistes de la faim à Bruxelles, le président du PS Paul Magnette estime que le dossier avait évolué au cours des dernières heures.

"Je ne pense pas que le gouvernement soit en crise", a-t-il affirmé, ce mardi, sur "la Première" (RTBF). Le président des socialistes a ajouté en substance que sa formation entendait tout faire pour trouver une solution et avait formulé des propositions à plusieurs reprises au sein de la majorité gouvernementale.

"Nous demandons de travailler avec tous les moyens légaux possibles. Nous ne demandons pas une régularisation massive."
Paul Magnette
Président du PS

Un médiateur désigné

Il a relevé que, pour la première fois, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Sammy Mahdi (CD&V) avait désigné un médiateur dans ce dossier et avait accepté de parler avec les associations. "Nous demandons de travailler avec tous les moyens légaux possibles. Nous ne demandons pas une régularisation massive", a ajouté Paul Magnette.  

Le vice-Premier ministre PS Pierre-Yves Dermagne a informé, lundi, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) et les autres vice-Premiers que les membres socialistes du gouvernement démissionneraient si un des grévistes de la faim décédait. M. Dermagne l'a aussi indiqué au bureau de parti.

Ecolo revient sur ses mots

Toujours lundi, le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet avait lancé un avertissement allant dans le même sens sur Twitter: "D'aucuns s'interrogent sur l'attitude des ministres Ecolo. Nos actes seront bien entendu posés en pleine cohérence avec nos propos et nous l'avons fait savoir (…) au Premier ministre".

Interrogé par la Première, Jean-Marc Nollet a toutefois, lui aussi, modéré son discours cemardi matin: "On ne peut se permettre une nouvelle crise… Les choses ont été communiquées au Premier ministre et auraient dû le rester…", a-t-il commenté, déplorant implicitement le fait que de tels propos aient fait l'objet d'une diffusion plus large.

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