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Après les polémiques, Mathieu Michel présente sa stratégie digitale pour la Belgique.

Les polémiques sur sa nomination, sa vision particulière du rôle des réseaux sociaux et son niveau de néerlandais affiché la semaine dernière à la Chambre ont fait de lui l’un des visages les plus visibles et les plus critiqués du gouvernement De Croo.

Ce mercredi, Mathieu Michel dévoile son plan et ses ambitions pour les prochaines années en matière de numérique. Un moment important, puisque c’est la première fois qu’il va pouvoir s’exprimer sur le fond. Le fond justement, c’est ce qui nous intéresse désormais.

Pour évacuer la question, oui : soyons très clairs, la nomination de Mathieu Michel représente toutes les raisons du rejet actuel de la population… et de la scène tech envers le monde politique. Quitte à voir émerger une nouvelle tête, la Belgique digitale aurait rêvé d’un choix issu de la société civile et du milieu, quelqu’un connaissant les projets et capable de les transcender.

Le casting, Mathieu Michel n’y peut rien. "Fils de" et "frère de", c’est devenu son fardeau quotidien. Par contre c'est à lui de nous prouver qu’il peut remplir le costume. Un costume qui peut s'avérer XXL tant la tâche est large, transversale et complexe.

Hériter d’un poste de secrétaire d’État à la Digitalisation est une chance inouïe. Cela permet de ne pas être coincé dans un carcan comme un ministre du Budget ou un ministre de l’Emploi qui doit composer avec des partenaires sociaux à couteaux tirés. On peut tout en faire. Tout ou rien.

Si les avancées sont mineures, peu de monde (malheureusement) s’en souciera. Si c’est une législature éclatante qui repositionne la Belgique sur la carte du digital, tout le monde applaudira.

Formation, financements, choix stratégiques et rayonnement: c'est là qu'on attend Mathieu Michel.

Les doutes légitimes sur les compétences de Mathieu Michel pourraient se dissiper s’il transcende tout ça avec de l’audace, du culot et de l’ambition. S’il nous surprend, en somme. Soyons clairs, encore : il y a de la marge. Ce n’est pas exactement ce que reflète sa note de politique générale consacrée à la digitalisation.

Il en faudra plus pour faire de la Belgique une terre de digital qui permet à ses entrepreneurs les plus innovants de devenir les leaders de demain. Formation, financements, choix stratégiques et rayonnement: c'est là qu'on attend Mathieu Michel. Et peu importe son nom.

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