Plus de 10 verres par semaine, bonjour les dégâts

©PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Selon le Conseil supérieur de la Santé, toute consommation d'alcool, même modérée, a un impact sur la santé. En plus de se ménager des jours dans la semaine sans alcool, les autorités sanitaires recommandent de ne pas boire plus de 10 verres standard en 7 jours.

Régulièrement, le Conseil supérieur de la Santé (CSS) joue le rôle de l'ami sage qui vous demande en fin de soirée si la huitième bière que vous entamez est bien nécessaire. Plus sérieusement, les recommandations du CSS en matière de consommation d'alcool, compilées ce lundi dans un document d'une trentaine de pages, doivent permettre à notre pays de porter un message univoque en direction des citoyens. C'est donc à la demande de la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld) que le CSS a rendu une série de directives sur la question.

Où est la limite raisonnable?

Toute consommation d'alcool entraîne non seulement une augmentation du risque de maladie (maladies cardiovasculaires, cancers, affections du foie...) et de dépendance mais elle accroît aussi le risque d'accidents et de comportements violents, affirme ainsi le CSS.

A cet égard, 10 unités d'alcool par semaine - une unité représentant un verre de vin de 10cl ou un verre de bière de type pils de 25cl -, telle est la "dose" considérée par le CSS comme une limite raisonnable.

Une telle consommation devrait être répartie sur la semaine tout en veillant à prévoir des jours sans alcool. Et il est fortement recommandé d'accompagner la consommation d'alcool par la prise d'eau en quantité suffisante. Le CSS en profite pour solliciter au passage le secteur de l'horeca en lui demandant de garantir une mise à disposition gratuite d’eau du robinet, comme c'est le cas en France.

L'incitant financier

Les autorités sanitaires veulent donc aider la population à faire la part des choses, alors que des messages parfois contradictoires sont apparus concernant la consommation d'alcool et son impact sur la santé. Le CSS plaide donc pour l'interdiction de toute publicité ou sponsoring liés à l'alcool. Il réclame aussi l'adaptation de l'étiquetage des boissons alcoolisées, préférant la mention "l’abus d’alcool est dangereux pour la santé" à la place de l’actuel et consensuel slogan "notre savoir-faire se déguste avec sagesse".

La note du Conseil de la Santé n'oublie pas de tirer sur la corde financière des consommateurs. Un prix minimum par unité d’alcool vendue au détail est ainsi demandé, tout comme une augmentation des taxes et accises sur les boissons alcoolisées.

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