Pour Reynders, c'est la méthode qui est mauvaise

Pour le président du MR Didier Reynders, les négociateurs se sont trompés de méthode. Il fallait d'abord se demander ce qu'on veut encore faire ensemble et comment le financer. Après, il n'y a plus aucune problème à parler d'autonomie fiscale.

M. Reynders a réagi dimanche aux fuites sur le rapport intermédiaire du groupe de haut niveau sur la loi de financement et aux débats dominicaux.

Les partis francophones pratiquent la méthode Coué en essayant de convaincre que les négociations sur la loi de financement progressent, constate-t-il.

"Les représentants du PS, du cdH et d'Ecolo, MM. Magnette, Wathelet et Nollet, affirment qu'on avance et qu'un accord est possible. Et quand le chef de groupe CD&V Ludwig Caluwé dit qu'on n'a pas avancé d'un iota, ils continuent à dire le contraire. Ils nient l'évidence", estime le président du MR.

M. Reynders juge par ailleurs que le rapport intermédiaire dont il a eu connaissance par les fuites dans la presse est particulièrement creux. C'est, dit-il, l'énumération des possibilités et des sujets de blocage qu'on connaît depuis longtemps.

Le président du MR s'inscrit également en faux contre la thèse selon laquelle trois partis francophones s'opposent à la N-VA. "Je constate, en entendant M. Caluwé, que le CD&V dit exactement la même chose que la N-VA".

Par ailleurs, il rappelle ce que la MR dit depuis le début des négociations. "La méthode est mauvaise. Il faut d'abord se demander ce qu'on veut encore faire ensemble et comment le financer. Après, il n'y a aucun problème à parler de responsabilisation et d'autonomie fiscale. Il est sain que chacun assume le financement de ses dépenses", ajoute-t-il.

Il rappelle à ce propos que les communes ont aussi une fiscalité propre et que l'ancien Premier ministre et député européen actuel Guy Verhofstadt (Open Vld) plaide pour que l'Europe dispose également de ressources propres, une thèse soutenue par de nombreux interlocuteurs.

En conclusion, Didier Reynders martèle qu'on n'arrivera pas à un accord sans changer de méthode. Il a encore insisté sur le fait que son parti est tenu à l'écart de toutes les négociations et n'est pas informé, ce qu'il regrette.

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