Pourquoi Bouchez veut une Belgique leader de la voiture autonome

Georges-Louis Bouchez ©Photo News

Le président du MR a évoqué dimanche son souhait de mettre les bouchées doubles sur l’innovation de taille que représente cette forme de mobilité. Une proposition concrète devrait être formulée d’ici un an, au prochain congrès libéral.

Faire de la Belgique le premier pays au monde où les voitures autonomes sillonnent les routes. La proposition a pu en surprendre plus d’un, dimanche, alors que Georges-Louis Bouchez prenait la parole devant le parterre de plus d’un millier de militants MR venus écouter à Wavre leur président à l’occasion de sa tournée de vœux.

Et pourtant, elle n’est pas venue de nulle part – comme celle de faire faire entrer l’enseignement belge francophone dans le top dix des tests Pisa ou encore celle de réforme des carrières et des pensions au regard de la numérisation de l’économie.

"Si on n’arrive pas à élargir (le débat, NDLR) sur de nouvelles thématiques, avec de nouveaux ambassadeurs, on produira les mêmes effets."
Georges-Louis Bouchez

Non, il en va là d’un objectif de fond qui "allie mobilité, environnement et qualité de vie", selon le libéral, qui en avait déjà fait un thème lors de sa campagne à la présidence du MR. Un créneau porteur aujourd’hui certes, mais aussi et surtout différenciateur pour un parti qui en a bien besoin à l’heure où Ecolo, par exemple, vient de plus en plus marcher sur ses terres électorales. En fait, c’est clair, "si on n’arrive pas à élargir (le débat, NDLR) sur de nouvelles thématiques, avec de nouveaux ambassadeurs, on produira les mêmes effets", nous confiait encore récemment Georges-Louis Bouchez.

Alors pour rompre avec le fatalisme, lui veut "l’organisation de débats de fond sur de nouvelles thématiques". Dix au total. En ce compris celle de la voiture autonome. De manière à créer une césure sociétale, forte d’une voix nouvelle et plus audible, notamment des jeunes, comme lui. Car à ce stade, "tous les partis politiques parlent encore comme dans les années 80", constate le président. Un travail de réflexion sera dès lors mené en embarquant les membres du parti, qui auront un an pour apporter leur pierre à l’édifice. Les résultats seront présentés à l’occasion du prochain congrès.

Influence Miller?

Pour ce qui est de la voiture autonome en particulier, qu’est-ce qui a joué? Certains y voient l’influence du nouveau chef de cabinet du MR et directeur du centre Jean Gol, Axel Miller. Après tout, jusqu’en avril dernier, l’homme était patron de D’Ieteren. La mobilité, il connaît. Sauf que "la ligne, c’est Georges-Louis", précisait encore vendredi l’intéressé, qui, en plus, n’entrait véritablement en fonction que ce lundi.

"Georges-Louis Bouchez entend se projeter à 2030. Pour célébrer le bicentenaire de la Belgique avec des propositions fortes".

"Par contre, c’est clair que tout est lié, que cela montre dans quel sens la présidence veut évoluer", analysait Corentin de Salle, directeur scientifique au centre Jean Gol. À savoir une conception "écopositive" de la société. D’autant qu’elle est ici saupoudrée du poids de la passion pour la F1 qui anime Bouchez depuis tout petit, lui dont la boîte vocale n’est autre que le bruit d’un moteur qui vrombit. En fait, "il a été conquis par l’idée, de par la vraie alternative qu’incarne la voiture autonome, de même que par l’évolution technique en laquelle elle consiste", nous confiait un proche. De plus, "il entend se projeter à 2030. Pour célébrer le bicentenaire de la Belgique avec des propositions fortes".

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