Pourquoi les entreprises freinent leurs embauches

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Les offres d’emploi sont en baisse — de l’ordre de 10% — par rapport à l’an dernier. La crise se fait sentir, mais bien moins qu’en 2009.

L’horizon reste bien nuageux pour qui cherche un job. Le nombre d’offres d’emploi est en baisse de 10% par rapport à l’an dernier. C’est ce qu’indiquent les derniers indicateurs de l’Office national de l’emploi (Onem). Au premier trimestre 2012, on recense ainsi moins de 100.000 offres d’emploi en Belgique (95.862 très précisément) alors qu’il y en avait près de 106.000 un an plus tôt. En Wallonie et à Bruxelles, on dénombre à peine plus de 25.000 offres… pour près de 350.000 demandeurs d’emploi inoccupés (dans les deux Régions).

Bien entendu, la situation économique difficile explique les embauches modestes des entreprises. La prudence prédomine dans les recrutements surtout car, après une baisse sensible de l’activité fin 2011, les prévisions de croissance pour les prochains mois sont faibles et incertaines. Toutefois, il faut éviter le catastrophisme: le niveau des jobs disponibles reste bien supérieur au creux observé au quatrième trimestre 2009 (environ 66.000 sur tout le pays).

Une précision méthodologique: les offres recensées par l’Onem sont celles reçues par les offices régionaux de l’emploi (Forem, Actiris, VDAB) qui ne représentent pas forcément l’intégralité des postes vacants. Ces offres émanent du circuit économique normal mais elles excluent l’intérim. Les échanges d’offres entre services régionaux ne sont pas comptabilisés afin d’éviter les "doublons".

La situation dans les différentes Régions du pays apparaît contrastée. La Flandre, toujours plus sensible à la conjoncture économique, enregistre la plus forte baisse des offres d’emploi disponibles: -12% en un an pour revenir à un niveau à peu près comparable à celui de 2007, c’est-à-dire avant la crise. Avec plus de 70.000 offres, le Nord du pays rassemble près de trois quarts des emplois vacants dans le pays.

En Wallonie, le recul des offres est moitié moindre qu’en Flandre: -6% entre les premiers trimestres 2011 et 2012. Le Sud du pays a également des offres de 3% supérieures à la période comparable de 2007. Notons que, sur le seul mois d’avril, le Forem annonce avoir géré 10.684 offres, une baisse de 12,3% par rapport à avril 2011.

Bruxelles, enfin, se distingue par une hausse des offres d’emploi disponibles: en hausse de 8% en un an, elles ont pratiquement doublé par rapport à 2007. Outre la situation économique, il faut certainement voir aussi dans ce résultat en partie la meilleure efficacité d’Actiris alors que les performances, disons très moyennes, de l’opérateur bruxellois étaient par le passé très décriées.

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