Pourquoi les titres-services coûtent moins cher que prévu

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Le coût réel, pour l’État, du système des titres-services est moins élevé que prévu. C’est la conclusion principale d’une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers (PwC) pour le compte de Federgon, la fédération patronale du secteur des ressources humaines.

Une recherche qui tombe en pic, à l’aube d’un débat budgétaire où le dispositif, victime de son succès, est mis sur la sellette.

En 2009, l’État a déboursé 1,21 milliard d’euros pour financer les titres-services. Mais le coût réel est moindre puisqu’il existe de nombreux "effets retour". Les créations d’emploi générées par le système entraînent notamment des dépenses de chômage moindres et des recettes supplémentaires en cotisations sociales et en précompte professionnel. Ces "effets retour" ont été estimés à 481 millions d’euros (en 2009) par le bureau d’études Idea Consult, qui travaille pour le SPF Emploi. Cela représente 39,7 % du coût brut pour l’État.

Pour autant, ce montant ne tient pas compte d’autres effets retour indirects. Et c’est précisément ce que PwC a calculé. La société de consultance ajoute près de 200 millions de gains additionnels pour les pouvoirs publics. Une estimation minimaliste, assure PwC.

Elle tient compte notamment de l’activité des entreprises de titres-services elles-mêmes et la société émettrice des chèques (Sodexo), à savoir leur personnel d’encadrement administratif, leurs impôts et contributions sociales, etc.

Par ailleurs, les travailleurs actifs dans les titres-services ne sortent pas tous du marché noir ou du chômage. Certains avaient déjà un job auparavant et ont été remplacés. PwC tient compte de cet aspect aussi.

En revanche, d’autres effets positifs n’ont pas été quantifiés car ils étaient trop incertains. C’est le cas notamment d’une hausse de la consommation généralement associée aux personnes qui retrouvent un emploi.

In fine, PwC table sur des effets retour de 678 millions, soit presque 56 % du coût brut pour l’État. Le coût réel des titres-services avoisinerait donc 535 millions.

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