Pourquoi travailler à la Commission est le rêve absolu

Si les travailleurs décident de faire leurs bagages pour les institutions européennes, ce n’est pas que pour le salaire, paraît-il… ©Peter Hilz

Ce sont les institutions internationales, et en particulier la Commission européenne, qui sont considérées comme les employeurs les plus attractifs. Salaire, avantages en nature, voyages: voilà ce qu'aiment les candidats. Découvrez le top 10 des employeurs les plus attractifs du pays, dans le public et dans le privé.

Au placard les entreprises privées. Lorsque l’on demande aux travailleurs quel est leur employeur de rêve, et que l’on intègre dans la liste les grandes institutions internationales, les Janssen Pharmaceutica, GSK et autres Coca-Cola se retrouvent relégués en queue de peloton… Les institutions internationales battent les secteurs privé et public sur neuf des dix critères pris en compte dans le classement réalisé par Randstad. Seul l’équilibre vie privée/vie professionnelle est jugé meilleure dans le… secteur public belge.

©Mediafin

 

Le "winner" toutes catégories du dernier classement des employeurs les plus attractifs réalisé par Randstad est donc la Commission européenne. Pas bien surprenant, dira-t-on.

Pourquoi? Les institutions européennes ont forgé leur réputation sur le marché du travail à coup de packages salariaux généreux, sans compter les avantages "en nature": École européenne gratuite pour les enfants, garderies, réductions en tout genre et fiscalité avantageuse (comme la bien connue exemption de TVA par exemple).

Mais il n’y a pas que cela, insiste-t-on chez Randstad. Le sondage mené auprès des travailleurs met en évidence d’autres critères moins vénaux: les perspectives d’avenir offertes par la Commission, l’ambiance de travail, la sécurité d’emploi. Des critères qui n’étonnent pas vraiment David Bearfiels, directeur de l’Epso (l’Office de recrutement des institutions européennes). "Beaucoup d’efforts ont été faits pour casser l’image de ‘bureaucrates’ des employés des institutions européennes. Travailler dans nos institutions, on ne le fait plus seulement pour le salaire, loin de là. Les gens ont l’opportunité de varier leur job, de voyager, d’acquérir de nouvelles expériences et d’apprendre d’autres langues… D’un autre côté, les procédures de recrutement ont été modernisées, il ne faut pas attendre deux ans avant d’accéder à un job…"

Belges surreprésentés

Signe que les institutions européennes font bel et bien rêver les travailleurs belges, nos concitoyens sont surreprésentés au sein du payroll des institutions UE: on y compte 8 à 9% de Belges (sur un total de 35.000 personnes), alors que la population de notre pays ne représente que 2% de la population de l’UE27. Les seuls qui restent frileux à "s’engager" sont les Scandinaves (leur qualité de vie reste trop compétitive face à Bruxelles) et… les Britanniques (ils auraient du mal à apprendre une autre langue…).

Dans le classement de Randstad, juste en dessous de la Commission européenne et du Conseil européen se positionne aussi l’Otan. 30% des travailleurs de l’institution internationale sont belges. Elle bat la Commission européenne sur pas mal de critères (mais pas le pécunier…): sécurité d’emploi, santé financière, formation de qualité, management fort, fonctions intéressantes.

Et le privé?

©BELGA

Les organismes internationaux sont donc des employeurs beaucoup plus attractifs que le secteur privé. Mais si on les exclut, qui remporte la palme au sein des entreprises? Cette année, c’est Janssen Pharmaceutica qui vole la vedette à GSK. L’entreprise pharmaceutique remporte son 4e titre en 15 ans, un record absolu. Cette année, elle n’affiche aucun point faible, performant sur les 10 critères. Au niveau international, Microsoft est le grand élu, succédant à BMW, vainqueur l’année dernière.

En Belgique, le secteur pharmaceutique se taille toujours la part du lion: il place 4 entreprises dans le haut du classement (Janssen, GSK, Multipharma et Pfizer), Coca-Cola, la VRT et Jan De Nul venant ensuite. Pourquoi ce succès? Grâce aux salaires pratiqués, aux perspectives d’avenir et à la sécurité d’emploi.

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