Première réunion entre experts des partis de la potentielle "Arizona"

"Nous espérons, dans les prochaines heures, réunir les six partis en plénière, en tous les cas avant le 21 juillet", assure Georges-Louis Bouchez, le président du MR. ©Photo News

Les présidents du MR, de l'Open Vld et du CD&V comptent bien réunir au plus vite les six partis concernés par la tentative de coalition Arizona. Une première réunion entre experts des partis a eu lieu ce jeudi après-midi.

Maintenant que le problématique dossier de l’IVG est hors de leurs pieds, les "trois rois" peuvent reprendre leurs discussions plus sereinement. Georges-Louis Bouchez (MR), Egbert Lachaert (Open Vld) et Joachim Coens (CD&V) ont reçu ce surnom dans la presse flamande depuis qu’ils ont décidé de prendre les choses en main pour tenter d’échafauder une coalition dite Arizona.

«Nous espérons, dans les prochaines heures, réunir les six partis en plénière, en tous les cas avant le 21 juillet. »
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

Et à entendre Georges-Louis Bouchez, les choses devraient bien avancer prochainement. "Cette épée de Damoclès est levée, ça laisse un plein champ pour la négociation", se réjouissait-il dans Matin Première ce jeudi, rappelant que si le sp.a avait refusé de participer à une réunion avec les autres partis impliqués, les échanges bilatéraux avaient continué. Et pour la fameuse réunion à six partis (MR, Open Vld, CD&V, cdH, N-Va et sp.a)? "Nous espérons, dans les prochaines heures, réunir les six partis en plénière, en tous les cas avant le 21 juillet."

Des experts des six partis se sont en tout cas déjà réunis ce jeudi après-midi, a appris Belga. Il s'agit d'une première réunion plénière entre les partis de l'actuel gouvernement minoritaire (MR, CD&V et Open Vld) avec la N-VA, le cdH et le sp.a.

Avec le PS?

En début de semaine, le PS de Paul Magnette avait fait montre d’une certaine ouverture à l’égard de son éventuelle participation à ce type d’aventure. Par peur de se retrouver à nouveau dans l’opposition, de voir se mettre en place un plan de relance dont il ne veut pas…

Mais quand le PS pourrait-il être intégré aux discussions autour de la coalition Arizona? Pas immédiatement, à entendre le président du MR. "On est dans une note préliminaire", rappelle-t-il, et pas encore en négociation, quand "on doit mettre des chiffres, déterminer des lois pour correspondre à ces grands principes".

"Quand les six sont vraiment fixés à la table, on peut faire une ouverture parce que le risque, si on le fait trop tôt, c’est de tout déstabiliser."
Georges-Louis Bouchez
Président du MR

Georges-Louis Bouchez dit avoir senti une vraie recherche de solution du côté de Maxime Prévot, le président du cdH.

Pour la N-VA, son impression semble moins claire. "La N-VA semble d’accord avec les principes de base. Mais ça ne veut pas dire que lorsqu’on entrera dans le vif du sujet, la négociation sera simple." Et donc, le but est bien de s’entendre d’abord à six, sans avancer encore "sur des éléments techniques ou de négociation".

Et ensuite? "On ne va pas pas faire le coup au PS de tout négocier et lui dire: ‘voilà la facture, il faut signer en bas’. J’ai du respect pour le parti socialiste comme pour les autres. Nous allons essayer de fixer une note de départ, le canevas des discussions, les grands points, l’ordre du jour… Puis, quand les six sont vraiment fixés à la table, on peut faire une ouverture parce que le risque, si on le fait trop tôt, c’est de tout déstabiliser."

Autour de la fiscalité

Quand aux exigences déposées par le sp.a, le président du MR ne considère pas ça comme un obstacle insurmontable. L’impôt sur la fortune? "C’est un slogan! Nous avons besoin d’une fiscalité plus juste. Il n’est pas normal que les gros revenus échappent à l’impôt alors que c’est la classe moyenne qui paie de plus en plus. Il y a des modalités différentes mais, sur le principe, on ne peut accepter une société qui a une injustice fiscale et sociale."

Et si le sp.a tombe d’accord avec la note de départ des trois rois, il y a un espoir que le PS embraie, à entendre le président du MR. Pour faire quoi, dans un gouvernement Arizona si marqué à droite et qui n’a, numériquement, pas besoin des sièges des socialistes francophones pour une majorité globale à la Chambre? Mais se retrouver dans l’opposition une fois de plus au Fédéral, grignoté à sa gauche par l’élan du PTB, serait un aussi gros défi pour le PS de Magnette.

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