"Que Charles Michel paie la conséquence de ses actes" (Francken)

Theo Francken. ©Photo News

PS et cdH pointent du doigt l'Open Vld, le MR remet la faute sur les écologistes et les socialistes. Les réactions fusent suite à la démission du gouvernement Michel. Chacun y va de son commentaire...

Pour le président des socialistes, Elio Di Rupo, pas de doute, c'est le l'Open Vld qui a mis le gouvernement à terre: "Le gouvernement a éclaté sous la pression de la N-VA, puis ce soir, de l'Open Vld", après le tweet envoyée par la présidente des libéraux flamands, Gwendolyn Rutten, disant son attachement au budget et au jobsdeal, que le Premier ministre venait de soumettre à la concertation parlementaire. "A partir de là, la démission devenait inévitable", a réagi Di Rupo selon qui, en dépit de l'annonce du dépôt d'une motion de méfiance, l'opposition n'est "en rien responsable" de la démission. 

"Le Premier ministre est le responsable. Ce n'est pas l'opposition qui a gouverné pendant quatre ans et demi et créé tant de déchirure sociale, surtout dans la partie francophone du pays", a précisé le président du PS.

Comme le PS, le sp.a rejette la responsabilité finale sur l'Open Vld.

Même son de cloche du côté du cdH, où on tire à boulets rouges sur l'Open Vld et sa présidente. "Elle a éteint la lumière et refermé la porte derrière elle", a déclaré le président des humanistes, Benoît Lutgen, qui reproche, une fois n'est pas coutume, aux libéraux d'être monté au gouvernement aux côtés de la N-VA. 

Le Premier ministre Charles Michel "tournait autour du pot depuis deux ou trois semaines, la situation est clarifiée, il n'avait plus la confiance", a réagi, de son côté, le coprésident d'Ecolo Jean-Marc Nollet. "A présent, le gouvernement sera en affaires courantes et on pourra avancer sur une série de textes comme on l'a fait mardi matin sur le climat", s'est réjoui l'Ecolo. 

"L'opposition socialiste et écologiste voulait un trophée et l'a eu", a réagit le chef de groupe MR David Clarinval"On a bien compris durant l'interruption de séance que l'opposition voulait la tête du Premier ministre, cela a été confirmé avec l'annonce du dépôt d'une motion de méfiance", a ajouté Clarinval. Le vice-Premier ministre Didier Reynders pointe, lui, la responsabilité des écologistes dans la démission du gouvernement Michel II.  "On ne s'inscrit pas le matin dans une concertation sur des objectifs climatiques plus ambitieux pour refuser le soir la main tendue du gouvernement en cosignant une motion aux objectifs stupides", a-t-il réagi. 

Du côté de la N-VA, on espère qu'on ne se retrouvera pas avec "cinq mois de chaos", a indiqué son chef de groupe à la Chambre Peter De Roover. Selon lui, "il ne faut pas avoir peur du jugement de l'électeur". "Il n'y avait visiblement pas de plan B." "Tenter un petit virage à gauche n'a visiblement pas convaincu", a-t-il ajouté, assurant ne pas verser dans l'euphorie. Peter De Roover a répété avoir été prêt à soutenir les accords de la coalition suédoise moyennant certaines garanties qui ne sont pas venues. "Si j'entends ce que le Premier ministre a annoncé dans son catalogue, on peut comprendre à quel point nous étions méfiants", a-t-il ajouté. "Nous n'aurions absolument pas pu nous retrouver dans une ouverture à gauche".

L'ex-secrétaire d'Etat Theo Francken (N-VA) s'est montré corrosif vis-à-vis du Premier ministre démissionnaire Charles Michel. "Qu'il paye les conséquences de ses actes", a-t-il lancé dans une petite vidéo sur Facebook. "Le Premier ministre a laissé tomber, c'était inévitable après avoir flanqué la N-VA à la porte", a-t-il réagi. Il a cru, après avoir bénéficié d'un large soutien parlementaire pour le pacte de l'Onu sur les migrations, "qu'il disposait de la majorité des deux tiers à la Chambre". Mais "il a échoué, qu'il paie les conséquences de ses actes", a-t-il conclu. Theo Francken a dit "regretter profondément" que Charles Michel a dû proposer au Roi la démission de son gouvernement parce que... "pendant quatre ans et demi nous avons parfaitement collaboré".

Selon le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V), la situation est "très grave". Les chances sont grandes que le Brexit n'aboutisse pas sur un accord et cela aurait des conséquences majeures pour notre pays, selon lui. Mais il évoque également les négociations sur l'accord interprofessionnel. "La question est de savoir ce qui peut encore être fait si on se retrouve en affaires courantes." "Ou bien nous aboutirons à des élections anticipées, ou bien nous serons en affaires courantes", explique Peeters. "Je ne crains pas des élections anticipées, mais nous devons examiner dans le calme ce qui est dans l'intérêt des citoyens et des entreprises", souligne-t-il.

"Ou bien nous aboutirons à des élections anticipées, ou bien nous serons en affaires courantes."
Kris Peeters (CD&V)
vice-Premier ministre

Pour Défi, "cette chute était inéluctable. L'appel Premier ministre n'a même pas convaincu ses partenaires de gouvernement. Aujourd'hui, le Premier ministre n'a plus la main", a souligné le président du parti amarante, Olivier Maingain. "L'issue, c'est un gouvernement en affaires courantes jusqu'en mai. Cela n'empêchera pas le parlement d'adopter certaines propositions, notamment en matière de pouvoir d'achat. Je ne ferai pas la politique du pire, je ne chercherai pas à déstabiliser les institutions comme certains ont tenté de le faire", a-t-il ajouté.

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