Mesures fortes face au retour du Covid-19.

Tout faire pour éviter un deuxième confinement généralisé. Ce lundi, le Conseil national de sécurité a choisi la manière forte. Sophie Wilmès et consorts ont décidé de sacrifier le mois d’août et imposé un lockdown social pour enrayer la nouvelle propagation en cours du Covid-19 et éviter un nouveau lockdown tout court.

Les choix posés hier sont durs. Ramener pendant quatre semaines la "bulle sociale" à cinq personnes par foyer revient à anesthésier la vie sociale pendant un mois d’été. Août, c’est la haute saison de la convivialité, des fêtes improvisées et des terrasses.

Alors qu’on commençait à peine à souffler un peu, cette parenthèse vaguement insouciante vient d’être clôturée prématurément. Nous voilà socialement reconfinés. C’est lourd. Cette nouvelle phase de restriction de nos libertés individuelles va faire mal. Psychologiquement, socialement, économiquement.

A-t-on perdu du temps, en particulier à Anvers, le point le plus critique sur la carte du pays ? Bart De Wever, son bourgmestre, a-t-il tardé à agir? Certaines voix l’affirment en coulisse, la polémique enfle. Ces questions méritent réponse, mais l’urgence est ailleurs.

L’urgence est de casser la propagation rapide d’un virus à nouveau préoccupant pour rendre possible une rentrée scolaire en septembre sans laquelle une relance sera bien plus compliquée. Nous reculons aujourd’hui, dans le but de repartir demain.

Pour ne pas subir éternellement les événements, mieux vaudrait à l’inverse envisager la permanence du risque épidémiologique.

Mais il y a autre chose. Aujourd’hui, même si nous le pressentions déjà, nous avons tous compris que cette épidémie n’était pas un phénomène passager. Ceux qui croyaient encore à un rapide retour à la normale peuvent ranger leurs dernières illusions.

Pour ne pas subir éternellement les événements, mieux vaudrait à l’inverse envisager la permanence du risque épidémiologique. S’il est par exemple possible que les écoles ne puissent pas rouvrir normalement en septembre, l’alternative se prépare dès aujourd’hui. Si le télétravail s’impose durablement dans les entreprises et les administrations, c’est toute leur organisation qui doit être repensée. Et caetera.

Il y a des choses à revoir, à inventer. C’est la face prometteuse de cette sombre histoire.

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