Reynders dit ne rien avoir appris de plus

Le PS, le cdH, Ecolo et le MR se sont réunis jeudi, afin de jauger les possibilités de réaction au cas où les partis flamands s'accorderaient pour ouvrir la voie parlementaire à la scission unilatérale de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Les trois partis francophones ont en outre fait le point avec le MR sur "la situation politique".

Le PS, le cdH, Ecolo et le MR se sont réunis jeudi à l'invitation des socialistes afin de jauger les possibilités de réaction au cas où les partis flamands s'accorderaient pour ouvrir la voie parlementaire à la scission unilatérale de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Les trois partis francophones engagés jusqu'ici dans les discussions institutionnelles en vue de la formation d'un gouvernement ont fait le point avec le MR sur "la situation politique".

Ils ont abordé BHV mais plus globalement, les notes relatives aux travaux de la préformation et du groupe de haut niveau chargé de plancher sur la réforme de la loi de financement.

"J'ai pu prendre connaissance de ce que j'avais déjà pu lire dans la presse", a commenté à la sortie de la réunion le président du MR Didier Reynders qualifiant l'évolution des discussions d'"inventaire des positions francophones et néerlandophones".

Ainsi, quant à BHV, "si je comprends bien, tout est toujours sur la table", a-t-il précisé.
 
La réunion entre les quatre partis francophones ne signifie pas que PS, cdH et Ecolo ouvrent la porte à l'arrivée du MR dans les négociations. "On travaille avec M. De Wever" appelé à clarifier la situation et rapprocher les points de vue entre les sept partis concernés jusqu'ici par les discussions, a commenté le président du PS, Elio Di Rupo.

Exit Ecolo?

Le MR s'est par ailleurs déclaré partisan de mener dorénavant les négociations entre le PS, le MR, la N-VA et le CD&V pour résoudre la crise politique, a fait savoir jeudi matin son président dans des entrevues accordées à plusieurs quotidiens et radio. Didier Reynders estime également que les partis francophones empêchent le roi d'écouter les réformateurs, le privant ainsi d'une précieuse source d'information après l'échec de quatre mois de négociations entre 7 partis.

Les quatre partis cités par Reynders représentent 88 des 150 sièges à la Chambre et 44 dans chaque groupe linguistique: il serait donc logique qu'ils négocient la réforme de l'Etat, d'autant plus que d'autres partis sont prêts à la soutenir de l'extérieur, estime le président. La méthode de négociation qu'il préconise reste la même: d'abord voir avec les partis flamands ce que l'on veut garder au niveau fédéral, puis s'occuper du reste. Une démarche qu'il veut aussi effectuer entre partis francophones.

 

 

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