Rousseau: "Les bourses sont dans le vert, il est logique qu'une fiscalité équitable soit mise sur la table"

Le président du sp.a Conner Rousseau ©Photo News

Le président du sp.a joue la fermeté face à Egbert Lachaert. Il ne veut pas d'un gouvernement qui "déplace la facture vers les Flamands travailleurs ou vulnérables".

Alors que les tentatives d'Egbert Lachaert (Open VLD) de créer une coalition Vivaldi sont principalement axées sur le CD&V, le parti socialiste flamand ne restera pas les bras croisés. C'est ce que laisse entendre son président Conner Rousseau sur les ondes de Radio 1.

Pour rappel, mercredi soir, le président du CD&V a lancé un "Avanti" donnant le signal longtemps attendu concernant la position de son parti quant à l'ouverture de négociations pour une coalition dite "Vivaldi" (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V, voire cdH).

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"Mon appel est clair aujourd'hui: commençons. Après autant de mois, les gens en ont marre", martèle-t-il. Les "pièces du puzzle" sont sur la table pour commencer à former un gouvernement fédéral, selon Conner Rousseau. "Nous voulons un gouvernement qui investit davantage dans les soins de santé, les salaires et les pensions, qui va sauver des jobs et des secteurs d'activité, qui investit dans la sécurité, avec une fiscalité juste comme clé de voûte", a-t-il expliqué.

"Chacun devra mettre de l'eau dans son vin mais il faut qu'il y ait encore du vin et qu'il soit buvable."
Conner Rousseau
Président du sp.a

La fiscalité est donc clairement un élément essentiel pour le président du sp.a, alors qu'elle était déjà sur la table dans la note de Paul Magnette (PS) et Bart De Wever (N-VA), qui proposaient un impôt sur les plus-values. D'autant plus que le contraste est désormais frappant entre le marché boursier en pleine forme et l'économie réelle encore engourdie.

"À une époque où les marchés boursiers sont de nouveau dans le vert et où de nombreux emplois sont menacés, il est logique qu'une fiscalité équitable soit mise sur la table. Sinon, vous dites que les Flamands, travailleurs et vulnérables, doivent payer la facture du coronavirus. Je n'accepterai jamais cela", prévient-il.

Les dossiers éthiques sur le côté

Parmi les garanties réclamées par les démocrates-chrétiens figurent les dossiers éthiques. Le sp.a n'en fait pas une priorité. "C'est leur droit mais ça n'ira pas de soi. (…) Chacun devra mettre de l'eau dans son vin mais il faut qu'il y ait encore du vin et qu'il soit buvable", a commenté le socialiste.

Quant à savoir si Rousseau pense que la tentative de Lachaert va réussir, il botte en touche. "Mon appel est avant tout de lancer un projet progressiste. Si cela s'avère impossible, nous devrions oser aller voir les électeurs après plus d'un an de discussions. J'espère qu'il (Lachaert) pourra dire que des étapes claires ont été franchies. S'il veut réaliser une percée, il connaît les éléments qui doivent se trouver dans l'accord." Le rapport au Roi est attendu pour vendredi au plus tard, mais le président de l'Open VLD pourrait déjà s'y rendre ce jeudi.

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