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Sans loi salariale, le pays serait "le canard boiteux" de l'Europe

Pierre Timmermans, patron de la FEB: "La marge maximale pour les augmentations salariales vient s’ajouter à l’indexation des salaires et aux augmentations barémiques que la loi de 96 garantit précisément." ©katrijn van giel

Les syndicats manifesteront vendredi pour une modification de la loi encadrant l'évolution des salaires. La FEB s'y oppose vigoureusement.

Si on touche à la loi de 1996 sur les salaires, "la Belgique redeviendra l'homme malade de l'Europe", prévient la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). À la veille d'une manifestation nationale de la FGTB pour contester cette législation, les patrons montent au créneau en publiant un texte pour la défendre.

"La FGTB oublie de préciser que la marge maximale pour les augmentations salariales vient s’ajouter à l’indexation des salaires et aux augmentations barémiques."
Pieter Timmermans
Administrateur délégué de la FEB

Selon eux, toute modification de cette fameuse loi, instaurée pour encadrer l'évolution des salaires dans le secteur privé, menacerait la compétitivité du pays, déjà handicapée par le système d'indexation automatique.

"La FGTB estime que la loi actuelle ne fonctionne pas, parce que la marge calculée par le Conseil central de l’économie (CCE), en suivant la loi de 96, ne laisse pas une marge de négociation suffisante. Mais le syndicat oublie de préciser que la marge maximale pour les augmentations salariales (0,4% pour 2021-2022) vient s’ajouter à l’indexation des salaires (estimée initialement à 2,8 %) et aux augmentations barémiques que cette loi garantit précisément", insiste l'administrateur-délégué de la FEB, Pieter Timmermans.

Un pays d'exportation

Rappelant que l'économie belge vit principalement de sa capacité à exporter ses biens et services, les patrons martèlent donc qu'elle ne peut se permettre de laisser dérailler ses coûts salariaux, sans quoi des pertes d'emploi seraient inéluctables. Si les syndicats veulent des négociations salariales libres, ils doivent donc choisir entre "la loi et l’indexation, ou pas de loi et pas d’indexation". Pour le patronat, la seconde option est indubitablement la meilleure solution.

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