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Sans relance, pas de prospérité à partager

Le Roi prolonge la mission des "préformateurs".

Semaine de merde, désolé, mais c’est le mot.

Lundi, Sophie Wilmès nous annonce qu’on va passer le mois d’août en confinement social, dans le but de garder sous contrôle un coronavirus à nouveau menaçant. C’est un gros coup au moral pour les Belges qui commençaient à peine à souffler. Mardi, on découvre que le mot couvre-feu peut aussi s’appliquer à la Belgique, à la province d’Anvers en l’occurrence.

Jeudi, la Banque nationale nous confirme par les chiffres l’enfer économique que nous traversons. Le produit intérieur brut, la richesse créée dans le pays, a chuté de plus de 12% au second trimestre. C’est le choc le plus violent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ce vendredi, comme pour nous saper définitivement le moral, les chiffres européens nous précisent que c’est aussi grave chez nos voisins, de -10% en Allemagne à -18% en Espagne.

Et tous les jours, les statistiques du Covid-19 grimpent, nous faisant redouter une nouvelle crise sanitaire aiguë. N’en jetez plus, on est K.O.! Comment garder le moral face à un tableau aussi sombre? Comment reprendre confiance alors que l’incertitude est partout?

On parle de notre avenir, rien que ça!

C’est maintenant qu’il nous faudrait ce plan de relance dont tout le monde parle, mais que personne ne voit venir. C’est maintenant qu’il nous faut sentir un souffle, une volonté, une énergie au sommet de l’État.

La Première ministre a bien mené des consultations sur le sujet ces dernières semaines, mais sans autre ambition (ni mandat) que de sonder l’état de la société. Les PV de ces réunions sont à la disposition du prochain gouvernement... Tout reste à faire.

En fin de semaine, une petite lueur d’espoir est venue du Palais. Le Roi prolonge Paul Magnette le socialiste et Bart De Wever le nationaliste dans leur mission de préformateurs. Ils tiennent un début de quelque chose, une sorte de donnant-donnant : du social pour le PS, de la régionalisation pour la N-VA.

On est bien curieux de voir comment ceci pourrait se combiner concrètement. Mais on espère surtout qu’ils mettront au centre de leurs discussions cette relance qui nous fera redécoller. Cette relance qui seule ramènera de la prospérité à partager.

On ne parle pas de mesures d’urgence. On parle de la suite. On parle d’investir dans des secteurs choisis pour leur utilité, de créer des emplois, de favoriser la transition de notre économie, d’améliorer l’efficacité des services (et des dépenses) publics, de stimuler l’esprit d’entreprise. On parle de notre avenir, rien que ça!

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