Saut d'index et tax shift ont bénéficié à l'emploi

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Un mois après l'étude de la Banque nationale révélant que les entreprises belges avaient pu profiter du tax-shift et du saut d'index essentiellement pour augmenter leurs bénéfices, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) tire ses propres conclusions.

"Les réductions de charges sur le travail ne sont pas utilisées par les entreprises pour remplir les poches de leurs actionnaires", s’insurge la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Ces réductions de charges ont au contraire permis de relancer les exportations et de créer de l’emploi, assure l’organisation patronale. Elle réagit ainsi à une étude de la Banque nationale (BNB) qui laissait entendre, fin décembre, que les entreprises ont pu profiter du tax shift et du saut d’index pour augmenter leurs bénéfices.

La FEB ne contredit pas le constat établi par la BNB.

La FEB ne contredit pas le constat établi par la BNB: depuis 2016, les marges des entreprises belges sont supérieures à la moyenne de la zone euro. Mais ces marges ont permis "de réduire les prix à l’exportation de 3% par rapport à la moyenne de la zone euro dès 2015, suite à l’introduction du saut d’index et à l’annonce du tax shift". Résultat: les exportations sur la période 2016-2018 ont progressé davantage en Belgique que chez nos voisins.

L’emploi a largement tiré profit de cette compétitivité retrouvée puisqu’entre le troisième trimestre 2014 et le troisième trimestre 2019, 226.000 emplois nets ont été créés dans le secteur privé.

Pour la FEB, il ne faut pas confondre marge d’exploitation et bénéfice net. Le taux de marge brut a effectivement quelque peu augmenté, mais il faut tenir compte des investissements à financer et des impôts. Or entre 2014 et 2018, les investissements ont augmenté de 17% en volume, car les entreprises se préparent aux révolutions écologique et numérique à venir.

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