Siegfried Bracke arrête la politique

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Le président sortant de la Chambre a décidé de quitter le monde politique. Le mandataire N-VA qui n'a pas été réélu lors des dernières élections renonce aussi à son poste au Conseil communal de Gand. Siegfried Bracke avait commencé sa carrière en politique en 2010.

L’ancien président de chambre Siegfried Bracke (N-VA) arrête la politique. Il a confirmé sa décision à l'agence Belga après avoir annoncé sur Twitter qu'il démissionnait du Conseil communal de Gand. 

Ancien journaliste vedette de la VRT, il était entré dans l'arène politique il y a neuf ans, expliquant alors avoir pris "la décision la plus difficile de (sa) vie". Sous les couleurs de la N-VA, il fait un carton aux élections de 2010 en tant que tête de liste des nationalistes flamands en Flandre-Orientale, rassemblant près de 102.000 voix de préférence. Le nouveau député fédéral se verra notamment confier la présidence de la Commission des Affaires intérieures à la Chambre. 

Le virage Bracke 

Quatre ans plus tard, il est réélu avec un peu plus de 66.000 voix et imprime à son parti le désormais célèbre "virage Bracke", à savoir l'accord qui permet à la N-VA de rallier le gouvernement fédéral à condition de mettre le communautaire au frigo pour l'ensemble de la législature. Dans la foulée, il est désigné candidat à la présidence de la Chambre. Sa candidature est soutenue par la nouvelle équipe gouvernementale emmenée par Charles Michel. Il sera ainsi le premier nationaliste flamand à présider le Parlement fédéral. 

L'épisode Plubipart-Telenet 

En 2017, la controverse Publipart agite la ville de GandPublipart, c’est l’équivalent flamand de Publifin, c’est-à-dire des intercommunales à la gestion opaque où on se partage les postes et les jetons de présence. Initialement, c'étaient les socialistes flamands qui étaient pointés du doigt dans cette affaire, la N-VA gantoise et, en premier lieu, Siegfried Bracke, ne manquant pas d'accabler leurs confrères socialistes. Mais le président de la Chambre s'est retrouvé en moins de 24 heures dans la position de l'arroseur arrosé.

Lors d'une réunion mouvementée du conseil communal à Gand, il pensait pouvoir porter l'estocade au sp.a à propos de l'affaire Publipart et exiger la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire, comme la Wallonie l'a fait pour l'affaire Publifin. Au final, Bracke s'est retrouvé à devoir se justifier à propos de son mandat d'administrateur chez Telenet. Cerné, Bracke a aussitôt démissionné de son mandat. Mais à peine cette démission était-elle actée qu'on apprenait que Bracke avait par ailleurs omis de déclarer auprès de la Cour des Comptes en 2015 un mandat rémunéré à l'Université de Gand. 

Âgé de 66 ans, Siegried Bracke est resté discret sur la suite de sa carrière professionnelle. 

 

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