Skeyes remet la question du service minimum sur la table

Johan Decuyper, CEO de Skeyes, à la Chambre ©BELGA

Le patron de Skeyes veut des règles claires sur un service minimum en cas de grève des contrôleurs aériens.

La direction de Skeyes demande au prochain gouvernement fédéral des règles claires sur un service minimum en cas de grève des contrôleurs aériens. C'est ce qu'a indiqué ce mardi son patron, Johan Decuyper, devant la commission Mobilité de la Chambre. "De préférence, nous convenons de cela avec les syndicats, mais si cela ne marche pas, les autorités devront peut-être intervenir", estime le responsable de l'ancien Belgocontrol.

Le service minimum était évoqué dans l'accord de gouvernement. Direction et syndicats de Skeyes en ont discuté pendant un certain temps mais la concertation a par la suite été mise entre parenthèses. La direction remet donc le dossier sur la table. "Il est urgent d'avoir un cadre clair, ancré dans la loi, pour un service garanti, à l'instar de ce qui se fait au sein d'autres services publics", estime-t-on chez Skeyes.

"L'impact des grèves pourrait être atténué si le niveau de service attendu est annoncé à l'avance."
Johan Decuyper
CEO de Skeyes

Ainsi, un service minimum a été mis en place à la SNCB mi-2018. Le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), avait pris l'initiative après que les partenaires sociaux eurent échoué à se mettre d'accord sur la mise en place d'un service minimum, les syndicats dénonçant une atteinte inadmissible au droit de grève. La direction de Skeyes voudrait, concrètement, savoir à l'avance, en cas de préavis de grève, quels travailleurs participeront à la grève, afin de pouvoir mettre en place un service minimum et de planifier les opérations.

"L'impact des grèves pourrait être atténué si le niveau de service attendu est annoncé à l'avance", selon le contrôleur aérien. "Les compagnies aériennes et les acteurs au sein des aéroports pourraient ainsi réorganiser leurs opérations pour limiter au maximum les conséquences sur les passagers et l'économie." Skeyes souligne qu'il ne s'agit pas de remettre en question le droit de grève.

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