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Soins de santé: ce qui change en 2015

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Les honoraires des généralistes et spécialistes ne seront pas indexés, bien que les dépenses liées aux prestations des médecins augmenteront encore d'1,52% en 2015. Tour d'horizon de ce qui va changer avec le nouvel accord médico-mutualiste.

Un accord entre médecins et mutualités pour l’année 2015 a été conclu pour un an, et non pour deux ans comme d'habitude.

Cet accord veille à renforcer les soins de première ligne, selon la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open Vld).

• Que retenir de cet accord?

· Au premier janvier 2015, les tarifs des généralistes et des spécialistes n’augmenteront pas. Ils ne seront pas indexés. Plusieurs prestations seront toutefois revalorisées, notamment chez les dermatologues pour le soin de maladies chroniques comme psoriasis ou l'eczéma.

· L’honoraire pour le dossier médical global (DMG), est légèrement augmenté à 30 euros, tout comme l’honoraire d’un généraliste pour le suivi d’un patient diabétique. Ces deux prestations sont entièrement remboursées.

· Des moyens financiers ont  été débloqués pour la création de 15 nouveaux postes de garde de médecine générale. A partir de 2016, ils devront conclure des conventions avec les services d’urgence des hôpitaux de leurs régions, afin de réduire les recours inutiles à ces services.

· Une revalorisation des honoraires en neuropédiatrie et des consultations de neurologie a été décidée. La visite d’un spécialiste à des patients en MRS (maison de repos et de soins), à la demande du médecin généraliste, sera également mieux rémunérée.

· Le trajet de soins pour les patients atteints de diabète (soit la prise en charge de cette maladie chronique sous la forme d'un parcours de soins associant le patient, le généraliste et le spécialiste) sera étendu aux patients atteints de prédiabète. Jusqu'à présent, 150.000 patients atteints de diabète de type 2 étaient pris en charge selon ce modèle. Quelque 3350.000 personnes en plus pourront en bénéficier.Au sein de cet accord, la MC met particulièrement en évidence :

· Recevront un incitant de 500 euros les médecins qui se conventionnent complètement  et qui ne demandent donc plus de suppléments, sauf si le patient est hospitalisé en chambre individuelle ou s’il fait appel au médecin après 21h ou pendant le weekend.

· L’extension de l’interdiction des suppléments dans les chambres à deux lits en hôpital de jour a été confirmée.

· Les médecins seront par ailleurs sensibilisés à prescrire les médicaments les moins chers (des exceptions sont prévues pour les malades chroniques) et à réduire la prescription des antibiotiques et psychotropes.

Réactions

"L’un dans l’autre, nous sommes face à un accord limité. Mais compte tenu de la conjoncture socio-économique, c’est une bonne nouvelle car grâce à lui, la sécurité tarifaire est garantie pour les patients en 2015. En outre, il démontre tous les mérites du modèle de concertation qui a fonctionné sans intervention du gouvernement dans un contexte budgétaire difficile, rappelons-le", explique Jean Hermesse, Secrétaire général de la Mutualité Chrétienne.

La Mutualité socialiste Solidaris a qualifié, elle, d'"a minima" l'accord médico-mutuelliste. "Avec les économies importantes qui pèsent tant sur les patients que sur les médecins, le contexte n'était pas propice à la signature d'un accord, a fortiori un accord sur deux ans", relève son secrétaire général Jean-Pascal Labille dans un communiqué.

Les négociations n'ont pas permis d'avancer sur la question du faible taux de conventionnement dans certaines disciplines spécialisées, déplore Solidaris. "Dans certains arrondissements, il devient très difficile pour les patients d'avoir accès à un dermatologue, un ophtalmologue ou encore un gynécologue conventionné. Il faudra absolument trouver une solution", insiste le secrétaire général.

 

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