live

Premières salves entre la majorité et l'opposition au Parlement

Ce vendredi a lieu le débat sur la déclaration gouvernementale à la Chambre. C'est l'occasion pour les députés d'interroger le nouveau gouvernement sur son programme. Dans l'opposition, la N-VA ne compte rien laisser passer.
  • De Croo fustige les "caricatures" du PTB

    L'intervention du chef de groupe PTB à la Chambre, Raoul Hedebouw, a été l'occasion d'une passe d'armes avec le nouveau Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld). Le chef de gouvernement fédéral a pointé du doigt des "caricatures" du chef de file communiste. Alors que la N-VA a dénoncé un accord de gouvernement dénué d'une empreinte libérale, le député PTB a fait l'inverse.

    Les partenaires de la Vivaldi (socialistes, libéraux, écologistes, CD&V) ont maintenu les mesures politiques décidées sous la législature précédente par le gouvernement Michel. Il a notamment cité le "tax shift" et le relèvement de l'âge légal de la retraite à 67 ans, pourtant dénoncé avec force par les socialistes. "Que le VLD soit satisfait, je peux le comprendre mais que les partis de gauche aient signé ça, je ne le comprends pas", a-t-il dit. Les communistes reconnaissent certaines avancées dans l'accord, par exemple le refinancement des soins de santé, mais jugent que les partis de gauche de la coalition n'ont pas profité du "coup de barre à gauche" que marque, selon eux, les dernières élections.

    La diatribe a fait réagir le Premier ministre, libéral. "Vous recherchez la caricature, vous prenez un partenaire de gouvernement et vous lui tirez dessus", a accusé M. De Croo. Le Premier ministre a poursuivi, insistant notamment sur le caractère infinançable à ses yeux du programme du PTB, par exemple sur le relèvement des pensions et allocations. "Vous savez que votre plan est infinançable. Nous, nous augmentons les allocations sociales et nous visons à ce que ce soit finançable. On mène une politique du centre. L'ADN de ce gouvernement, ce sont des partis qui s'écoutent. Un parti seul ne peut rien réaliser. Ce qui donne des résultats, ce sont des partis qui s'écoutent et travaillent ensemble", a-t-il dit.

  • Le gouvernement prendra position sur le dossier Arco après la fin des procédures

    Le gouvernement prendra position sur le dossier Arco lorsque les procédures judiciaires seront terminées, a indiqué le chef de groupe CD&V à la Chambre, Servais Verherstraeten, au cours du débat sur la déclaration gouvernementale. L'accord de gouvernement précédent prévoyait de trouver une solution pour les 800.000 coopérants d'Arco, bras financier du Mouvement ouvrier chrétien, emporté dans la débâcle de Dexia.

    La solution qui reposait sur la vente d'une partie des actions de Belfius ne s'est jamais concrétisée. Le nouvel accord de gouvernement n'en dit mot, a confirmé Verherstraeten, avant de préciser, en réponse à un député du VB: "Il y a des procédures judiciaires. Ensuite, le gouvernement prendra position".

    Le chef de groupe a regretté les références au passé de la nouvelle ministre CD&V, Annelies Verlinden, ex-avocate d'Arco. Il a rappelé les obligations déontologiques auxquelles sont soumis les avocats.

  • Le SLFP attend du nouveau gouvernement une véritable revalorisation du secteur public

    Le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP) attend du nouveau gouvernement et de la nouvelle ministre de la fonction publique, Petra De Sutter, une véritable revalorisation du secteur. "Nous restons sur nos gardes dans l'attente de ce qui va venir", ajoute le SLFP, reconnaissant tout de même que l'accord est "ambitieux" mais qu'il était temps car "cela avait assez duré!".

    "Nous sommes en plein milieu d'une crise sanitaire et économique", souligne le président du SLFP, M. Fernandez. "L'avenir sera fait d'un difficile exercice d'équilibre. Les notions de rationalisation, d'harmonisation des pensions et de recrutement aisé et souple de personnel peuvent certes faire sourciller. Il est surprenant que l'accord de gouvernement ne fasse visiblement aucune allusion à vouloir solutionner la question des métiers pénibles. Le SLFP espère en tout cas que le secteur public ne sera pas le dindon de la farce, comme cela a été trop souvent dans le passé", précise-t-il ensuite.

    Le Syndicat libre de la fonction publique se réjouit tout de même de constater qu'un ton constructif règne dans l'accord de gouvernement et que l'importance du dialogue social y est soulignée.

  • Myria veut une politique basée sur les faits et le respect des droits fondamentaux

    Myria, le Centre fédéral migration, se réjouit que certaines de ses recommandations aient trouvé un écho dans l'accord de gouvernement Vivaldi et appelle à une concrétisation rapide ainsi qu'au dialogue concernant les nombreux défis en la matière. L'accord de gouvernement aborde la traite et le trafic des êtres humains dans le chapitre asile et migration, porté par une ambition forte. Il est prévu de miser sur la détection et les contrôles de terrain, avec des moyens suffisants, note Myria.

    Détecter la traite des êtres humains est une tâche ardue. C'est pourquoi le Centre fédéral migration demande que l'accent soit mis sur les poursuites et la répression judiciaires, ce qui aurait pu être souligné plus fortement dans le texte. Myria se réjouit toutefois que le financement des centres spécialisés pour les victimes de traite des êtres humains soit renforcé. Le Centre se dit aussi satisfait que l'accord prévoie des moyens suffisants pour tous les services spécialisés, magistrats, police et services d'inspection.

  • Ludivine Dedonder absente de la Chambre pour une urgence familiale

    La nouvelle ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, ne sera pas présente ce vendredi au débat sur la déclaration gouvernementale. Une urgence familiale l'a empêchée de se rendre au parlement européen, où la Chambre se réunit, a indiqué le PS.

    Après les interventions générales des chefs de groupe, des interventions sur différents chapitres de l'accord de gouvernement de l'équipe De Croo sont prévus.

    La Chambre se prononcera samedi sur la confiance au gouvernement.

  • Premières salves entre la majorité et l'opposition au Parlement

    Le débat sur la déclaration du gouvernement De Croo devant le Parlement a donné lieu aux premières passes d'armes entre majorité et opposition, et imprimé, sans doute, le ton du reste de la législature. Sans surprise, la N-VA a dit tout le mal qu'elle pensait de l'accord de la coalition Vivaldi... une dénomination qu'elle se refuse d'ailleurs à utiliser car, à ses yeux, il s'agit d'une majorité "rouge-verte" dont le bleu libéral et l'orange démocrate-chrétien seraient absents. Les députés de la N-VA ont multiplié leurs interruptions des orateurs des partis de la Vivaldi alors que le Vlaams Belang, l'autre grand parti de l'opposition flamande, se montre plutôt discret. Pour leur chef de groupe, Peter De Roover, la coalition laisse de côté la majorité des "Flamands qui travaillent et épargnent" et financeront les politiques qui seront menées.

    L'Open Vld cible des critiques

    Les libéraux flamands ont été particulièrement ciblés, non seulement parce qu'ils reçoivent le poste de Premier ministre alors qu'ils sont le septième parti du Parlement, mais aussi pour certaines ambiguïtés de l'accord de gouvernement, en particulier sur le prélèvement de nouveaux impôts. Quant au volet institutionnel, il ne trouve pas davantage grâce à ses yeux. "Vous choisissez de faire vivre un modèle épuisé", a lancé M. De Roover.

    La Vivaldi rassemble pas moins de sept partis et repose donc sur des compromis, et des renoncements. Les socialistes n'ont pas obtenu le retour de l'âge légal de la retraite à 65 ans. Le PTB n'a pas manqué de le leur rappeler. Le PS n'a pas voulu faire durer le blocage du pays confronté à une crise sans précédent pour un élément de son programme, a fait remarquer le chef de groupe Ahmed Laaouej. "Il faut faire preuve d'humilité. Dans ce pays qui fonctionne à la proportionnelle, on doit faire des compromis", a-t-il dit en rappelant les acquis sociaux de ce gouvernement: relèvement des pensions, refinancement des soins de santé, etc. "Il y a dans ce gouvernement des vrais progrès sociaux", a-t-il affirmé.

    "Il faut faire preuve d'humilité. Dans ce pays qui fonctionne à la proportionnelle, on doit faire des compromis."
    Ahmed Laaouej
    Chef de groupe PS

    "Ce projet Vivaldi offre des réponses concrètes aux problèmes auxquels les Belges sont confrontés", a assuré le chef de groupe Ecolo-Groen, Kristof Calvo. À ses yeux, ce nouveau gouvernement traduit une véritable "rupture de tendance" par rapport à la coalition suédoise, marquée par les tensions récurrentes. Et de réfuter les critiques nationalistes sur un gouvernement défavorable à la Flandre: "On peut être Flamand et Belge, servir la Flandre et la Belgique". L'écologiste, à qui son parti n'a pas donné une fonction ministérielle, a reçu de chaleureux applaudissements des partenaires de la Vivaldi. "Les applaudissements de tes collègues sont mérités et à la hauteur de ton implication dans la négociation", a souligné M. Laaouej.

  • Le débat sur la déclaration du gouvernement De Croo devant le parlement a donné lieu aux premières passes d'armes entre majorité et opposition, et imprimé sans doute le ton du reste de la législature.

  • Les débats commencent avec les remarques de la N-VA

  • Le débat ne sera pas de tout repos

    Quelques heures avant le débat, Theo Francken s'est exprimé sur les ondes de Matin Première. Le nationaliste flamand est revenu sur les premiers moments du gouvernement présidé par Alexander De Croo. Theo Francken considère que ce gouvernement, minoritaire en Flandre, représente un "problème politique".

    En total désaccord avec le nouveau gouvernement, la N-VA compte mener une opposition forte. "Notre opposition sera correcte sur la forme, mais dure sur le contenu", a souligné Theo Francken, expliquant qu'il existait beaucoup de divergences dans l'interprétation des mesures, même au sein du gouvernement. "Alexander De Croo va devoir clarifier la situation."

    ©Photo News

  • Que veut le gouvernement pour le chef d'entreprise et l'indépendant?

    Qu’est-ce que le nouveau gouvernement a prévu pour le chef d’entreprise et l’indépendant? L’équipe d’Alexander De Croo prévoit une foule de mesures censées faciliter la vie des entrepreneurs. À ce stade toutefois, on recense quelques mesures précises et beaucoup d’annonces à concrétiser. 

  • La Vivaldi prévoit une taxe sur les grosses opérations financières

    Les partis constituant la coalition Vivaldi ont convenu de faire contribuer les "épaules les plus larges" en imposant une taxe sur les grosses opérations financières. Certaines transactions supérieures à un million d’euros seraient visées, a appris notre rédaction. 

  • Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct

    Ce jeudi, lors de sa première déclaration gouvernementale à la Chambre, le nouveau Premier ministre Alexander De Croo a déclaré vouloir rétablir la confiance. "Pas seulement au sens économique du terme, mais surtout au sens politique". 

    Alexander De Croo (Open Vld) a présenté les grandes lignes de l'accord de gouvernement conclu mercredi à l'aube entre les libéraux, les socialistes, les écologistes et les chrétiens-démocrates flamands. Il a mis en avant les mesures sociales envisagées, dont une pension qui tendra "vers" les 1.500 euros ou encore le refinancement des soins de santé.

    "Cet accord est le plus vert de l'histoire", a-t-il ajouté, indiquant s'engager "à 100%" dans le Green Deal européen. "Il ne faut pas opposer écologie et économie. L'une et l'autre doivent se renforcer."

    Alexander De Croo a également évoqué le développement économique. "Si vous voulez être social, vous devez d'abord créer de la richesse. C'est pourquoi la création d'emplois est une priorité absolue", a-t-il déclaré. Le gouvernement s'est aussi engagé en faveur de la digitalisation, de la lutte contre les fake news, de l'abaissement de l'âge légal de vote à 16 ans pour les élections européennes ou encore d'une réforme du financement des partis. Le nouveau Premier ministre a annoncé un paquet d'investissements pour un total de 4,7 milliards d'euros. Du côté des recettes, outre une lutte "sans relâche" contre la fraude tant fiscale que sociale, M. De Croo a annoncé une "vaste réforme fiscale", "afin de moderniser et simplifier notre régime fiscal, et le rendre plus juste."

    Largement applaudi sur les bancs de la majorité, Alexander De Croo a demandé la confiance de la Chambre. Celle-ci doit doit être soumise à un vote 48 heures plus tard, soit samedi à 14h30.

    Le débat sur la déclaration gouvernementale débutera ce vendredi à 10h.

    ©Photo News

Plus sur Les Marchés

Messages sponsorisés