Tobback: "Je ne veux pas être le porte-parole du PS"

Bruno Tobback, sp.a.

Pour le socialiste flamand, Bruno Tobback, le sp.a. ne montera dans une coalition que s'il y parvient à imprimer sa marque sur l'accord de gouvernement. "On y sera peut-être obligé, on sera constructif, mais pas question que l'on ne soit que le porte-parole du PS", a-t-il déclaré ce matin.

Le sp.a. sera probablement amené à forger un accord sur la réforme de l'Etat et sur les dossiers socio-éconmiques dans une coalition qui comprendra, à coup sûr, le PS et la N-VA. On imagine en effet mal une asymétrie sur le plan socialiste. Mais le sp.a. l'affirme clairement: "Nous ne serons pas le porte-parole flamand du PS. Nous formons une famille, certes, mais une famille qui ne s'est pas envoyé beaucoup de lettres ces dernières années."

Les socialistes flamands - qui avec deux fois moins de sièges que le PS (13 contre 26) risquent de devoir jouer en mode mineur dans la future coalition - ont manifestement décidé de faire entendre leur voix. Mais, au travers des propos tenus ce matin par Bruno Tobback sur les ondes de La Première, on sent qu'ils ne monteront pas dans l'attelage de gaïté de coeur. "On y sera peut-être obligé, on sera constructif, mais nous n'avons pas à régler les problèmes des autres", a-t-il affirmé.

Le sp.a. a posé ses conditions à sa participation à un gouvernement: "il faudra que l'on voit une perspective pour avancer, dans la réforme de l'Etat, dans l'assainissement budgétaire et dans la modernisation de la sécurité sociale et sa sauvegarde". 

Premier point de convergence avec le PS, Bruno Tobback estime qu'il est inutile de scinder la sécurité sociale. Tout comme il est impensable de mettre fin brutalement aux prépensions. "Cela dit, il faudra les réorganiser", a précisé Tobback, en visant les prépensions dites "automatiques" (c'est à dire celles qui sont prises par les travailleurs en dehors de toute situation de restructuration).

Ces deux points s'opposent néanmoins au programme avancé par la N-VA.

Tobback reste pourtant optimiste. "La N-VA est moins coincée dans une situation défensive que ne le seraient les Libéraux, ce sera donc plus facile de négocier avec eux, d'autant que le socio-économique, ce n'est pas leur core-business..."  Le sp.a. marque ici un point de convergence de plus avec son homologue francophone. Cette analyse semble en effet également partagée du côté du PS.

Enfin, tout comme le PS, le sp.a. est également d'avis qu'il faudra faire des économies pour ne pas mettre en péril la dette belge, "mais il faudra aussi prendre de nouvelles initiatives si on veut donner de vraies perspectives aux gens", a-t-il ajouté en faisant référence aux premières divergences de vues qui se sont marquées entre  N-VA et PS sur les questions budgétaires.

 

 

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