Tommelein veut des "caisses blanches" dans les magasins

©BELGA

Le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude fiscale veut lutter contre le travail au noir dans les commerces comme dans l'horeca.

Le secrétaire d’État à la Lutte contre la fraude sociale, Bart Tommelein (Open VLD), souhaite étendre le système de "caisses blanches" (caisses enregistreuses certifiées, aussi appelées "boîtes noires") aux commerces. Il voudrait également introduire plus de transparence dans les secteurs de la construction et du transport.

La mise en place des "caisses blanches" dans l’horeca a provoqué une levée de boucliers. L’objectif de ce système est de lutter contre le travail au noir, dans un secteur qui emploie souvent du personnel non officiel. Les premières étapes de ce projet datent de 2009, mais le secteur s’y est fermement opposé, brandissant le risque de nombreuses faillites et de milliers de licenciements. Depuis, le secteur a bénéficié d’une série de réductions d’impôts. Il y a quelques mois, il s’est enfin laissé convaincre, et 20.000 caisses ont entre-temps été enregistrées.

Tommelein considère l’introduction de ces caisses dans l’horeca comme un "test case". "Si les choses se passent bien, nous pourrions étendre ce dispositif à d’autres secteurs." Et tout comme pour l’horeca, cela pourrait aller de pair avec des baisses d’impôts.

Tommelein songe en particulier aux petits commerces. "En Autriche, ils ont pris la décision d’introduire ces caisses enregistreuses dans les commerces de détail." L’enjeu est, dans ce secteur, plus important encore que dans les restaurants: "Dans les restaurants, quelque 120.000 personnes sont concernées, dans le commerce il s’agit de 400.000 personnes".

Pour Bart Tommelein, les secteurs de la construction et du transport pourraient, eux aussi, se voir imposer ce système de caisses blanches. "L’objectif est d’introduire des dispositifs qui enregistrent un maximum de données."

Une autre étape sera de réduire autant que possible l’usage du cash dans l’horeca. "Les paiements par carte sont encore trop souvent refusés. Si c’est le cas, c’est souvent suspect."

Tommelein propose des incitants pour les entreprises du secteur qui refuseraient les paiements en cash. "Ceux qui n’accepteront plus de cash pourraient recevoir un terminal bancaire gratuit, subsidié par les autorités. La conséquence, c’est qu’ils ne feront plus de noir, et qu’ils ne pourront plus payer leur personnel au noir. En Suède, vous pouvez payer avec une carte dans tous les restaurants et les taxis."

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