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Trois cents places de plus en centres fermés

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration a obtenu du gouvernement Michel l'extension de la capacité des centres fermés. ©BELGA

Le gouvernement Michel a donné son accord de principe ce vendredi. Parmi les pistes envisagées, casernes et "pontons". Reste à concrétiser le tout.

C’était prévu, et cela avait été confirmé par le Premier ministre en personne, sous la forme d’une vraie-fausse mise sous pression de Theo Francken: le conseil des ministres de ce vendredi était placé sous le signe de la migration. De la transmigration, plus précisément, avec dans le viseur ces personnes qui passent par la Belgique sans y demander l’asile, n’ayant qu’une destination en tête: l’Angleterre. 

"Voilà quatre ans que j’attends une alternative venant de ceux qui nous critiquent, avec des mots parfois durs."
Charles Michel
Premier ministre

La mise en garde préalable est  signée Charles Michel, qui rappelle la ligne de conduite de son gouvernement: fermeté, et humanité. "Ce n’est en rien en slogan. Les migrants peuvent demander l’asile et alors entrer dans les procédures de l’Etat de droit. S’ils ne le font pas ou sont déboutés, il faut pouvoir mener une politique de retour. Voilà quatre ans que j’attends une alternative venant de ceux qui nous critiquent. Qu’ils le disent, s’ils sont en faveur de frontières ouvertes et de régularisations automatiques. Ce n’est en tout cas pas le choix que nous posons."

Près de 1.000 places disponibles en 2019

Politique de retour qui passe par la case "centres fermés". Le gouvernement Michel s’est entendu sur la création de nouvelles places en centres fermés, en sus de celles qui sont déjà prévues dans le cadre du "masterplan" adopté à la mi-2017 – c’est la mesure phare d’un plan qui en compte une dizaine.

Où, comment et pour quel budget? L’objectif est de tendre vers 300 nouvelles places, disponibles le plus rapidement possible. Parmi les pistes envisagées, il est question de casernes ou, l’idée est avancée par le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, de "pontons" – sortes de bâtiments flottants ne nécessitant pas de longues procédures comme la rénovation ou la construction de bâtiments "traditionnels". Priorités  et budgets seront établis en fonction des dossiers concrets soumis par Theo Francken, qui doit à présent concrétiser cette intention.

A l’heure actuelle, la Belgique dispose de 587 places disponibles en centres fermés, affichant un taux d’occupation autour des 90%. Depuis deux semaines, les "transmigrants" sont rassemblés dans les centres de Bruges et Steenokkerzeel où 160 places leurs sont dédiées – contre une septantaine auparavant, réparties un peu partout. Foi de "masterplan", 90  places "fermées" arriveront courant 2019, à Steenokkerzeel toujours et à Holsbeek; d’autres sortiront de terre en 2021 à Jumet (200 places) et Zandvliet (144 places). Ajoutez à cela les 300 supplémentaires validées ce vendredi et Michel devrait compter sur un peu moins de 1.000 places disponibles d’ici l’an prochain – soit près du double de ce qui existait à son arrivée.

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