"Trump applique son programme. Ca ne veut pas dire qu'il est parfait"

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Amertume, regret... Didier Reynders est dans l'incompréhension face à la décision du Président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Le ministre des Affaires étrangères déplore les décisions prises unilatéralement par les Etats-Unis.

Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, juge regrettable la décision de Donald Trump de considérer Jérusalem comme capitale d'Israël. "J'ai beaucoup d'amertume. Hier après-midi encore, nous en avons discuté avec le Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, en lui disant de ne pas aller dans cette voie-là."  

Sur les ondes de Bel RTL, le ministre des Affaires étrangères affirme qu'il aurait été préférable de laisser le choix à Israël et la Palestine, et ce à l'issue des négociations. "Nous avions tout fait pour convaincre nos amis américains qu'il ne fallait pas anticiper le choix de Jérusalem comme capitale d'Israël ou de Palestine."

Il dit à présent craindre les tensions. Elles sont déjà visibles sur le plan diplomatique et pourraient apparaître sur le terrain. "Il y a un vrai risque d'embrassement dans la région." 

Si Didier Reynders affirme que la Belgique est toujours "l'amie des Etats-Unis", il se montre toutefois critique face à la politique du Président. "On doit lui reconnaître en beaucoup de points qu'il applique son programme. Ce n'est pas une raison pour penser que son programme était parfait." Et ce programme passe notamment par une multiplication des décisions unilatérales. Didier Reynders rappelle ainsi l'accord sur le climat, l'Unesco, Israël, la réflexion actuelle sur l'accord nucléaire iranien...

Le ministre était également interrogé sur la manifestation, organisée ce jour à Bruxelles par les Indépendentistes catalans. Il avance que dans ce dossier la priorité est désormais de veiller à l'organisation paisible des élections en Catalogne et surtout de tenir compte et de respecter les résultats.

 


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