Un chômeur sur deux ne cherche pas vraiment d'emploi

PhotoNews ©Photo News

L'an dernier, à peine un chômeur sur deux a démontré des efforts suffisants de recherche d'emploi, selon l'Onem. Les sanctions sont en hausse.

L'an dernier, seuls 53,2% des évaluations de re­cherche d'emploi ont été jugées suffisantes par l'Onem. Avec 2009 (53%), c'est le pourcentage le plus bas depuis qu'a été instauré le contrôle de la disponibilité des chômeurs. L'Onem ne fournit pas d'explications à ce mauvais résultat dans son rapport  "l'activation du comportement de recherche d'emploi", analysé par La Libre Belgique et La Dernière Heure.

 

Le nombre de sanctions prononcées l'an dernier à l'égard de chômeurs s'est lui établi à 17.140 sanctions, soit une hausse de 10,4% par rapport à 2012. Ces sanctions ne se traduisent toutefois pas par autant d'exclusions du chômage.

Quelles sanctions?

Quelles sanctions?

· 6.727 suspensions temporaires des allocations pendant 4 mois (27% en Flan­dre, 56% en Wallonie et 17% à Bruxelles)
· 4.815 réductions d'allocations pendant 4 mois pour les cohabitants à revenus limités, les chefs de ménage ou les isolés (37% en Flandre, 38% en Wallonie et 25% à Bruxelles)
· 2.301 allocations réduites pendant 6 mois suivies d'une exclusion (36% en Flandre, 41% en Wallonie et 23% à Bruxel­les)
· 3.297 exclusions (28% en Flandre, 56% en Wallonie et 16% à Bruxelles).

L'Onem a voulu mesurer l'impact de cette politique d'activation sur le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés. Même si ces évolutions dépendent aussi de la conjoncture d'autres mesures, l'Onem constate un recul pour les trois classes d'âge concernées par l'activation, bien qu'il y ait des différences notables selon les régions.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés