Un emploi sur deux menacé par l'informatique

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En Belgique, 420 types d’emplois différents pourraient être effectués par des ordinateurs dans le futur. Ce sont surtout les postes qui comprennent des fonctions très routinières qui pourraient se voir robotisés comme c’est le cas pour les tâches ménagères ou administratives.

La technologie ne cesse de se développer. D'après une étude d'ING, 49% des emplois en Belgique sont susceptibles, à terme, d’être robotisés. Un emploi sur deux pourrait donc être remplacé dans les vingt ans à venir par un ordinateur ou un robot. Un sur trois court même le risque de connaître un tel destin, surtout dans le cas d'emplois dits routiniers assortis d'un salaire moyen, tel que ceux occupés par le personnel administratif (93%), les vendeurs ou les aides-ménagères. A l’inverse, les managers (13%) et les professions intellectuelles, scientifiques et artistiques ont la plus faible probabilité de robotisation.


Pour la première fois dans notre pays, la banque ING a étudié de manière scientifique l'importance du risque pour environ 420 emplois différents d'être remplacés par un ordinateur ou un robot dans les deux décennies à venir.

Il en ressort que le progrès technologique augmente la productivité et la croissance économique. Il induit certes une réorganisation constante des emplois dans l’économie, en libérant des postes pour que de nouvelles activités soient créées. Selon l'étude, la Belgique comptera dans 50 ans bien moins d’agriculteurs, de cireurs de chaussures et de standardistes, et bien plus d’installateurs de panneaux solaires, de consultants ou de vendeurs de smartphones.

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Les victimes: les emplois obsolètes et qui ne peuvent directement plus trouver d'autres fonctions tant par une réorientation ou une évolution des tâches.

La Belgique semble ainsi s'avérée être plus vulnérable encore à la "révolution robotique" qu'une étude similaire l'a démontré pour les Etats-Unis où 47% des emplois ont une probabilité élevée (supérieure à 70%) d’être " robotisés ".

Rien ne sert toutefois de paniquer. "Si la robotisation mènera certainement à la disparition effective de certains emplois ou même de certains métiers, il est aussi fort probable que certains métiers vont conserver leur effectif mais que les tâches qui y sont effectuées seront influencées par la robotisation", concluent les auteurs. Ils ajoutent que face au vieillissement de la population active attendue dès 2020, "la robotisation pourrait contrer les effets d’une telle évolution en compensant le manque de travailleurs."

Face à une telle évolution, les auteurs de l'étude appellent les autorités à une flexibilité maximale. "Le grand défi pour les autorités n’est donc certainement pas de freiner l’évolution technologique, mais de rendre notre économie suffisamment flexible pour s’assurer que le progrès technologique soit la source d’un plus grand bien-être", indiquent-ils.

 

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