Un employeur sur deux menace de licencier

Pieter Timmermans (©belga) ©BELGA

La FEB veut une baisse des charges salariales. Si les autorités ne font rien pour la relance: "gare aux conséquences", prévient-elle.

La moitié des employeurs envisagent de licencier du personnel si les autorités ne donnent aucun "signal fort" en faveur de la compétitivité avant les élections de mai 2014, selon une enquête de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) menée auprès de 350 patrons et relayée  par Le Soir et Het Nieuwsblad.

Les employeurs précisent qu'ils ne souhaitent pas une diminution des salaires nets mais la baisse des charges salariales. "Cette enquête reprend le sentiment général du patronat. Si vous ne faites rien, vous connaissez les conséquences", prévient l'administrateur délégué de la FEB en s'adressant aux autorités.

Selon l'enquête de la FEB, les employeurs réclament également une baisse du coût de l'énergie. "Il y a beaucoup de redevances sur lesquelles les Régions ont un impact", constate Pieter Timmermans. "Or, l'emploi relève principalement du fédéral, d'où notre souhait d'un pacte interfédéral."

L'administrateur délégué de la FEB souligne cependant que cette enquête ne constitue pas un chantage, alors qu'une rencontre se tiendra mercredi entre les gouvernements fédéral et régionaux sur le thème de la compétitivité des entreprises. "Qu'on s'attarde un moment sur les chiffres des faillites et les avertissements de la Banque nationale de Belgique, du FMI ou du Bureau du Plan", se défend-il. "On doit se faire à l'évidence: ce ne sont pas que des mots."

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