Une bouffée d'air pour les commerces "non-essentiels"

Les commerces non-essentiels rouvriront leurs portes ce mardi.

Les commerces dits “non-essentiels” pourront reprendre leurs activités dès le 1er décembre. L’occasion pour certains d'essayer de sauver les meubles après une année maussade.

Contraints de garder leurs portes closes depuis le 2 novembre, les exploitants des commerces "non-essentiels" ont accueilli avec soulagement l’annonce les autorisant à rouvrir dès mardi. Pour beaucoup, celle-ci représente un ballon d'oxygène à l'approche des fêtes. Car, ce n’est pas un scoop, le mois de décembre revêt une importance cruciale pour nombre d'entre eux. Magasins de jouets, parfumeries ou encore boutiques d’électronique ne sont que quelques exemples des acteurs pour lesquels fin d’année rime avec ventes décuplées.

34.000
Commerces
En Belgique, quelque 34.000 commerces dits "non-essentiels" ont dû fermer leurs portes le 2 novembre dernier. Le Codeco leur permet désormais de rouvrir dès mardi.

De bons résultats en décembre, ces quelque 34.000 commerçants en auront bien besoin. Lors du deuxième confinement, les pertes quotidiennes de chiffre d'affaires pour les magasins non-essentiels ont été évaluées à près de 100 millions d'euros par la fédération sectorielle Comeos. Avant même le reconfinement, l'Union des classes moyennes (UCM) mettait pour sa part en exergue que 48% de ses membres avaient constaté des reculs de plus de 30% de leur chiffre d'affaires au deuxième trimestre. Le mois de décembre suffira-t-il à sauver l'année? Non, mais il permettra de limiter les dégâts, assurent nos interlocuteurs.

L'heure n'est pas au lèche-vitrine

Compte tenu du contexte sanitaire, le retour des chalands dans les commerces dès la semaine prochaine restera évidemment assorti de protocoles très stricts.

Un temps avancée, la piste d’une ouverture uniquement sur rendez-vous n’a finalement pas été retenue par le comité de concertation. Pour garantir un accès aux magasins en toute sécurité, plusieurs règles devront toutefois être respectées: port du masque, respect d'une distance de sécurité d'1,5 mètre, pas plus d’un client par 10m² ou encore 30 minutes maximum de présence en boutique. Toutes les emplettes devront par ailleurs être réalisées en solo. Pas question donc d’une petite sortie shopping en famille ou entre amis.

Conséquence de ces limitations: des files risquent de se créer aux entrées de certains établissements. À charge pour les commerçants de s'assurer qu'aucun débordement n'y survienne. Pour leur venir en aide, les autorités locales pourront aussi déployer des effectifs afin de réguler les accès aux rues commerçantes et dans les shoppings centers.

"Lors de vos achats, respectez les gestes barrières et n'hésitez pas à postposer une visite si l'affluence est trop importante."
Alexander De Croo
Premier ministre

"J'en appelle à la responsabilité des commerçants et des autorités locales, mais aussi des citoyens pour que tout se déroule bien. Lors de vos achats, respectez les gestes barrières et n'hésitez pas à postposer une visite si l'affluence est trop importante", a déclaré le Premier ministre, Alexander De Croo. En permettant aux commerces de rouvrir dès mardi, les autorités entendent clairement éviter une ruée à l'approche des fêtes. "Ne vous pressez pas, étalez vos achats au maximum, il y en aura assez pour tout le monde", a aussi insisté Dominique Michel, le président de Comeos.

Les métiers de contact sur la touche

Si les commerçants sont globalement satisfaits ce vendredi, c'est par contre la douche froide pour les personnes exerçant des métiers de contact (coiffeurs, tatoueurs, esthéticiennes, ...). Le comité de concertation ne les autorise en effet pas encore à reprendre leurs activités. Une décision fustigée par le syndicat neutre pour indépendants (SNI), qui s'étonne que la Belgique ne suive pas l'exemple des pays voisins en la matière. D'après sa présidente Christine Mattheuws, ce choix "incompréhensible et inacceptable" risque simplement de pousser des Belges à traverser la frontière pour bénéficier de certains services.

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