Une centaine de spin-offs dans le pipeline de nos unifs

©Maarten Hartman/Hollandse Hoogte

Les universités belges s’attendent à créer une centaine de spin-offs dans les cinq années à venir. Le secteur des TIC a la cote pour l'avenir.

Les universités belges s’attendent à créer une centaine de spin-offs dans les cinq années à venir. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le cabinet d’avocats NautaDutilh auprès des dix universités belges (4 francophones et 6 flamandes).

Chacune des dix institutions a d’ores et déjà l’intention de lancer de 1 à 5 spin-offs d’ici septembre 2014, soit 35 entreprises au total.

Beaucoup des spin-offs à venir ces 12 prochains mois seront actives dans les technologies de l’information et de la communication (TIC): 8 universités sur 10 envisagent la création d’une start-up dans ce secteur d’ici un an, un résultat remarquable, selon le cabinet.

 NautaDutilh y voit deux raisons, une pratique et une de nature plus humaine: ces projets TIC sont plus "faciles" à lancer sur le marché et les chercheurs des départements dédiés aux TIC sont eux-mêmes plus enthousiastes à l’idée de commercialiser le produit de leurs recherches.

Suivent les secteurs des biotechs, du diagnostic et de l’appareillage médical. Cette prédominance du biotech et du pharma est étonnante, estime NautaDutilh, vu l’importance des fonds exigée, mais est due, selon les universités sondées, à l’intervention de l’Institut flamand de biotechnologie (VIB), qui sponsorise les spin-offs dans ce secteur. "Cela ne nous étonne pas que ces secteurs performent aussi bien, après qu’Ablynx, Biocartis, ThromboGenics et d’autres ont montré le chemin", commente Elke Janssens, de NautaDutilh.

En revanche, aucune université n’envisage cette année de lancer de spin-off dans les secteurs de l’énergie ou du cleantech. C’est dû sans doute au manque de sécurité économique auquel font face les spin-offs dans ces secteurs qui comptent trop sur le soutien du gouvernement, estime NautaDutilh. Cela étant, les universités déclarent disposer d’environ 8 projets très prometteurs dans ces domaines, qui mèneront probablement à une spin-off dans les 5 ans.

Les facteurs de succès d’une spin-off sont le potentiel du marché, la qualité de l’équipe de management et l’accès aux fonds. La préférence en la matière va aux seed funds des universités (80%), au capital-risque (60%) et aux investisseurs stratégiques (50%). Les business angels et acteurs du private equity ont moins la cote, remarque le cabinet. Aucune université, enfin, n’envisage d’introduire une spin-off en Bourse dans les 12 mois.

 

E.V.

 

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