Une première rencontre des partis de la "Vivaldi" a eu lieu dimanche soir

Egbert Lachaert a rencontré les tenants d'une coalition Vivaldi, mais pas le cdH. ©BELGA

Le chargé de mission royale Egbert Lachaert a réuni, dimanche soir, les présidents des partis pressentis pour former une majorité fédérale sans la N-VA.

Le chargé de mission royale Egbert Lachaert (Open Vld) a réuni, dimanche soir, pour la première fois les présidents des partis pressentis pour former un gouvernement "Vivaldi", soit les libéraux (MR et Open Vld), les socialistes (PS et sp.a), les écologistes (Ecolo et Groen) et les chrétiens-démocrates flamands (CD&V). Consulté dans l'après-midi, le cdH n'a pas pris part à cette rencontre.

87
Sièges
Une coalition Vivaldi disposerait de 87 sièges à la Chambre, mais serait minoritaire dans le groupe linguistique néerlandophone.

Bien qu'Egbert Lachaert souhaite privilégier une coalition sans la N-VA, il ne ferme pas la porte à d'autres pistes en cas d'échec.

Une "Vivaldi" disposerait à la Chambre d'une majorité confortable de 87 sièges sur 150 (92 sur 150 avec l'éventuel apport du cdH). Elle serait par contre minoritaire dans le groupe linguistique néerlandophone, avec 41 strapontins sur 89.

Note de base

Pour l'instant, le round d'observation est toujours en cours. Des discussions ont lieu mais on ne négocie pas encore. Le chargé de mission a rédigé une note de 62 pages qui doit encore être affinée avant d'être transmise aux différents partis. Ce document pourrait servir de point de départ à de véritables négociations.

La question épineuse reste la participation ou non du CD&V, qui ne semble pas encore prêt à lâcher la N-VA. La formation argue que, sans les nationalistes, aucune majorité n'est possible au sein du rôle linguistique néerlandophone à la Chambre. Le CD&V tiendra une réunion de son bureau politique en ligne lundi matin.

Chez les libéraux et les socialistes, un rapprochement doit aussi être envisagé. Les attentes des socialistes au sujet des pensions, des soins de santé et de la fiscalité semblent, pour l'heure, difficiles à accepter du côté des libéraux.

L’affaire Chovanec fragilise le numéro un du gouvernement régional, Jan Jambon et, par ricochet, son parti, la N-VA.

La N-VA fragilisée

La réunion de dimanche soir peut toutefois être considérée comme une avancée en vue la formation d'un gouvernement. La participation du CD&V, jusqu’ici scotché à la N-VA, pourrait d'ailleurs constituer le premier signe tangible d’une évolution décisive dans le positionnement des chrétiens-démocrates flamands, d’autant que l’affaire Chovanec fragilise le numéro un du gouvernement régional, Jan Jambon et, par ricochet, son parti, la N-VA.

Dimanche midi, sur le plateau de RTL-TVI, le président du MR Georges-Louis Bouchez a encore rappelé tout le mal qu'il pensait des propositions de la NV-A en matière institutionnelle.

Egbert Lachaert fournira un rapport au Roi au plus tard vendredi et espère ensuite pouvoir "passer à l'étape suivante".

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