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Van Quickenborne veut un système unique de pension

Entré en fonction il y a deux semaines maintenant, le nouveau ministre des pensions Vincent Van Quickenborne (Open VLD) veut révolutionner le système. Il envisage notamment une grande harmonisation entre public et privé.

La réforme des pensions annoncée par le gouvernement Di Rupo I est une "étape importante". Compte tenu de la durée de 2,5 ans de cette législature, le projet semble même "très ambitieux". "Mais le débat ne va pas s’arrêter en 2014. Nous ne devons pas avoir peur de réfléchir à ce que nous devons faire à plus long terme pour protéger le système de pensions", indique Vincent Van Quickenborne (Open VLD), le nouveau ministre des Pensions et premier libéral à ce poste depuis plus de 30 ans.

Van Quickenborne a une vision claire de l’avenir. "Les pensions des indépendants et des salariés sont plus harmonisées. Il faut désormais œuvrer à un rapprochement entre le système du secteur public et celui du secteur privé. J’ai comme ambition de mettre en place un grand système de pensions pour tous les travailleurs. Je suis conscient que beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts avant d’arriver à cet objectif".

Les syndicats ont brandi jeudi la menace d’une grève générale le 30 janvier prochain. Ils exigent du gouvernement de revoir sa copie. En ligne de mire les mesures qui, selon eux, ont été introduites avec un effet rétroactif.

Ils prennent l’exemple des personnes bénéficiant d’un crédit-temps et qui se rendent compte à présent que cela aura un impact sur leur pension. Les syndicats prônent donc une suppression de ce qu’ils nomment une "rupture de contrat" pour laisser place à une mesure ne valant que pour ceux entrant aujourd’hui dans le système.

Pour le ministre, cette critique est infondée. "Nous respectons tous les droits acquis. Il n’est donc nullement question de rétroactivité. Nos mesures seront par ailleurs applicable qu’au plus tôt le 1er janvier 2013. Les gens seront ainsi informés et bénéficieront d’une année pour s’adapter. Nous prévoyons également une concertation sociale; et ce même si rien ne nous y oblige", explique-t-il.

Et de conclure: "Il faut voir ce qui se passe dans d’autres pays où les pensions se réduisent de façon drastique. Je veux juste travailler progressivement à un système viable à long terme".

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