Vers une coalition Vivaldi pour Jeholet

Pierre-Yves Jeholet (MR) ministre-président de la Fédération Wallonie Bruxelles ©BELGA

Invité ce midi sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVI, le ministre-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR) a qualifié les propos tenus hier soir par Bart De Wever de "mielleux"

Le ministre-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet (MR) était l'invité ce midi de "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVI. De ses propos, on retiendra qu'il semble être partisan d'une coalition "Vivaldi"  réunissant sept partis: PS et SP.A, Ecolo et Groen, MR et Open VLD et CD&V. Soit une coalition sans la N-VA.

"Il y a eu beaucoup d'exclusives, d'invectives et de propos blessants venant du nord du pays, notamment de Bart de Wever à l'égard des wallons. Tout ça n'est pas facile à vivre du côté des Francophones", a-til commenté. "Par rapport à toute une série de propos et d'exclusives, la N-VA s'est peut-être mise elle-même en difficulté". En clair, la piste d'une reconduction d'alliance avec la N-VA n'a pas ses faveurs. Hier soir, lors des voeux de nouvel an de la N-VA, son président, Bart De Wever avait tendu une main au PS, assurant qu'il était partisan, comme les socialistes, d'une hausse des retraites les plus basses, tout en plaidant pour un programme suédois pour le futur gouvernement fédéral.

"Ça m'a assez frappé d'entendre Bart De Wever hier avec un ton plus mielleux"
Pierre-Yves Jeholet
ministre-président de la Fédération Wallonie Bruxelles

Pierre-Yves Jeholet est d'ailleurs revenu sur le discours prononcé par Bart De Wever. Selon lui, le président de la N-VA a changé de ton. "Ça m'a assez frappé d'entendre Bart De Wever hier avec un ton plus mielleux. Les propos de la N-VA et de Bart De Wever n'ont pas toujours été aussi clairs et gentils à l'égard des francophones". 

Bouchez presse les partis à entamer la phase de formation

L'informateur royal Georges-Louis Bouchez a pressé dimanche les partis politiques associés au processus de formation d'un gouvernement fédéral à se mettre à table pour entamer cette formation, sans quoi les populistes continueront de se renforcer en Belgique. "Huit mois après les élections, le temps des hypothèses, des rumeurs, des petits intérêts personnels ou partisans est révolu", a affirmé M. Bouchez qui, sous sa casquette de président du MR, présentait à Wavre ses voeux aux militants. "Il est plus que temps de se mettre à table pour former un gouvernement", a ajouté le Montois qui, avec le président du CD&V Joachim Coens, est attendu lundi chez le Roi pour lui faire rapport de leur mission d'information.

Georges-Louis Bouchez a répété que "personne n'aura la coalition de ses rêves", alors que le CD&V a multiplié ces derniers jours ses demandes à constituer un gouvernement avec la N-VA, ce que, côté francophone, PS et Ecolo rejettent.

Le nouveau président des libéraux, qui a choisi le slogan macronien "en marche pour 2020", épouse aussi la focalisation du président français sur le combat contre les populistes. Ce sont eux les seuls vainqueurs du scrutin de mai dernier en Belgique, a-t-il dit en citant le PTB et le Vlaams Belang. "Chaque jour qui passe sans gouvernement ne fait que renforcer les populistes. J'exhorte donc l'ensemble de mes collègues à former un gouvernement le plus rapidement possible, car il est toujours possible de constituer un projet enthousiasmant, fort et crédible, dans l'intérêt du pays".

Un autre Montois, le ministre-président wallon Elio Di Rupo, avait lui appelé jeudi à ne pas précipiter d'élections anticipées au risque d'une victoire annoncée des extrémistes.

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