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Vers une prime corona dans les entreprises en bonne santé

Les discussions sur les salaires vont bon train au sein de l'exécutif De Croo. ©Photo News

Une prime unique pourrait être accordée au-delà des 0,4% dans les entreprises en bonne santé. Le gouvernement doit cependant s'entendre sur ses modalités.

L'exécutif fédéral s'approche d'un accord sur la question salariale. Un consensus s'est dégagé mercredi afin de permettre l'octroi d'une prime exceptionnelle au-delà de la norme de 0,4% dans les entreprises qui ont bien traversé la crise. Sans toucher à la loi de 1996 sur la compétitivité, l'équipe d'Alexander De Croo pourrait ainsi parvenir à offrir une certaine latitude aux employeurs qui souhaitent récompenser leurs travailleurs, tout en contentant les syndicats.

Si le principe d'une prime unique fait consensus, il reste tout de même pas mal de chemin à parcourir pour atteindre un compromis définitif. Les critères permettant d'identifier une entreprise performante et le montant de la prime n'ont, par exemple, pas encore fait l'objet d'un accord. Pas plus que la forme que pourrait prendre cette gratification, ni le cadre fiscal dans lequel elle s'inscrirait.

"L'important est d'avoir un bon accord même si cela prend un peu de temps."
Source gouvernementale

À l'heure d'écrire ces lignes, les principaux ministres du gouvernement se penchaient toujours sur ces questions. "Au plus vite nous aboutirons, au mieux, mais nous ne sommes pas coincés dans un agenda", insistait une source gouvernementale. "L'important est d'avoir un bon accord même si cela prend un peu de temps, plutôt qu'un mauvais accord rapidement", lâchait une autre.

Chèques consommation en pole

Bien que la perspective d'arriver avec une solution sous le bras à la Chambre ce jeudi anime plusieurs ministres, les écueils restent nombreux. Voyez plutôt: les socialistes espèrent un plafond pour cette prime aux alentours de 1.000 euros, tandis que les libéraux souhaitent qu'il soit inférieur.

Sur la définition des entreprises en bonne santé, leurs avis divergent également. Une chose est acquise: le PS et Vooruit ne veulent pas entendre parler d'une hausse de 30% du chiffre d'affaires qu'ils considèrent comme un critère trop strict. Il faudra donc explorer d'autres pistes.

30%
Hausse du chiffre d'affaires
Les employeurs avaient proposé d'accorder des primes dans les entreprises ayant enregistré une hausse de 30% de leur chiffre d'affaires. Un critère trop strict pour l'aile gauche du gouvernement fédéral.

Les discussions sur la forme que pourra revêtir la prime restent tout aussi indécises. Selon nos sources, les chèques consommation tiennent actuellement la corde. Ceux-ci ont notamment pour atout d'être fiscalement plus intéressants qu'une prime qui serait ensuite taxée.

Salaire minimum

Soucieux d'engranger des succès qu'ils pourront ensuite défendre auprès de leur base, les socialistes ont ajouté dans cette complexe négociation la question du salaire minimum. À ce propos, le gouvernement planche visiblement sur une proposition de médiation à soumettre aux partenaires sociaux du Groupe des Dix. Celle-ci permettrait d'encadrer leurs futures discussions sur sa revalorisation. Pas de doute, le feuilleton de l'AIP n'est pas près de s'achever...

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