Vestager: "L'Europe devra approuver le deal Arco"

Le gouvernement fédéral a bouclé, cette nuit, un accord sur le budget 2019, le "deal pour l'emploi", Arco et par conséquent l'IPO de Belfius, ainsi que l'arrivée d'un 4e opérateur mobile sur le marché des télécoms. Il en a présenté les détails lors d'une conférence de presse.
  • "L'introduction partielle en Bourse est une pratique courante"

    "L'introduction partielle en Bourse est une pratique courante. C'est une manière de stimuler les investisseurs, ce qui permettra éventuellement de vendre le reste des actions à meilleur prix par la suite", explique l'expert financier Pascal Paepen.

    "Personne ne peut prédire le cours de la Bourse, ni connaître le meilleur moment pour une introduction", ajoute l'expert. "Les valeurs des actions bancaires ne sont pas au plus haut à l'heure actuelle, elles ont baissé parce que le rendement a lui aussi un peu diminué, mais lorsqu'on compare avec le niveau de 2009, après la crise bancaire, elles sont beaucoup plus élevées", commente-t-il.

    "Pour s'assurer de l'intérêt suffisant des investisseurs, il faut susciter un climat favorable en vendant les actions à un prix plus bas dans un premier temps. Puis si le cours augmente, le reste des parts peut être vendu à un prix plus élevé". Si le prix de l'action est trop élevé lors de l'entrée en Bourse, "l'IPO risque d'échouer et d'entacher la réputation de Belfius, mais aussi du gouvernement et des autres institutions bancaires".

  • Pour le SNI, le deal sur l'emploi ne va pas assez loin

    Le syndicat neutre pour indépendants (SNI) réagit de façon mitigée au "job's deal". Selon lui, la dégressivité des allocations de chômage n'est pas suffisante, il conviendrait de les limiter purement et simplement dans le temps. "La Belgique est le seul pays où un chômeur peut recevoir ces allocations pendant toute sa vie", s'insurge la présidente du syndicat Christine Mattheeuws.

    "Il reste particulièrement étrange que même un gouvernement de centre-droit ne réussisse pas à faire en sorte que les allocations de chômage ne soient qu'un filet de sécurité temporaire", commente-t-elle. Le SNI estime que "limiter simplement ces allocations dans le temps est un stimulant plus efficace pour ramener des chômeurs au travail et s'attaquer à la pénurie sur le marché du travail".

    Et d'affirmer qu'il reste tout à fait possible en Belgique "de continuer à s'accrocher au chômage". Tout n'est cependant pas à jeter dans le "job's deal", si l'on en croit le syndicat qui souligne tout de même le fait que les allocations des chercheurs d'emploi suivant une formation qui permet d'accéder à une fonction critique ne baissent pas. De plus, il estime "qu'augmenter l'âge auquel on peut bénéficier du RCC (régime de chômage avec complément d'entreprise) à 59 ans l'an prochain et 60 ans en 2020 est également un point positif".

  • "Des décisions floues dont l'efficacité est tout sauf prouvée", tacle le cdH

    Il s'agit "malheureusement avant tout de décisions floues dont l'efficacité est tout sauf prouvée", a commenté la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck. D'après elle, le "job's deal" contiendrait "peu de mesures enthousiasmantes".

    L'accélération de la vitesse de dégressivité des allocations de chômage notamment "ne semble pas être la bonne réponse à apporter à la problématique des emplois vacants et des métiers en pénurie", pointe Fonck.

    "Il faut rappeler que le taux de remplacement de la première période des allocations de chômage est plus faible que celui observé dans la moyenne des pays de l'OCDE, que la période de dégressivité commence plus tôt, et que le montant forfaitaire de la 3e période est sous le seuil de pauvreté", souligne-t-elle, tout en proposant d'avancer autrement "en soutenant l'augmentation du taux de remplacement pour la première période", mais aussi en encourageant la formation et les stages en entreprise pour les métiers en pénurie et en neutralisant la dégressivité actuelle de la 2e période des allocations de chômage.

  • "Le gouvernement poursuit sa politique fiscalement et socialement injuste"

    Si l'intention du gouvernement d'inciter davantage de demandeurs d'emploi à retrouver du travail via son "job's deal" était séduisante aux yeux du syndicat chrétien CSC, les "nouvelles économies radicales" qu'il "impose aux travailleurs et aux chercheurs d'emploi" le sont beaucoup moins.

    "Le gouvernement poursuit sa politique fiscalement et socialement injuste", dénonce le syndicat. Comme son homologue socialiste, la CSC ne veut pas entendre parler de la dégressivité des allocations de chômage. "Il est statistiquement prouvé que cette technique n'aide pas les chômeurs à retrouver plus rapidement un emploi", affirme-t-elle. Au contraire, elle accroîtrait le risque de tomber dans la pauvreté.

  • "Un budget de l'assurance maladie totalement déséquilibré"

    Le budget 2019 de l'assurance maladie est "totalement déséquilibré, malgré des moyens supplémentaires pour les médicaments innovants", estime la mutualité Solidaris. Plus tôt dans la journée, la ministre de la Santé Maggie De Block a garanti qu'il n'y aurait pas d'économies sur les médicaments innovants contre le cancer. Le succès inattendu de ces derniers est à l'origine d'un dépassement budgétaire de 500 millions d'euros, dont 300 millions d'euros pour les traitements immunologiques en 2019.

    La ministre qui avait exclu de faire des économies sur ce point a été suivie par le gouvernement pour un montant de 200 millions d'euros. Le secteur pharmaceutique contribuera à concurrence de 100 millions d'euros. Les 200 millions d'euros restants seront quant à eux compensés par des mesures dans la politique des médicaments qui ne toucheront pas le patient, a affirmé la ministre.

    Aux yeux de Solidaris, le fait que le gouvernement fédéral alloue 200 millions d'euros de moyens supplémentaires au budget des soins de santé calculé sur base de la norme de croissance réelle est un "point positif". Ces moyens supplémentaires sont toutefois intégralement alloués aux médicaments alors que certains soins de santé sont clairement sous-financés, d'après la mutualité.

    "Depuis le début de la législature, les médicaments sont le secteur où l'on a continué à dépenser sans compter au prix d'un dérapage budgétaire systématique alors qu'on a désinvesti dans les autres domaines de l'assurance maladie", ajoute le secrétaire général de Solidaris, Jean-Pascal Labille.

  • Pour la FGTB, c'est un "accord d'occasions manquées"

    Le syndicat socialiste FGTB tire à tout va sur l'accord budgétaire fédéral qu'il qualifie "d'accord d'occasions manquées". Comme le Setca, il dénonce un "job's deal" peu adapté aux réalités du marché de l'emploi. La FGTB estime d'une part que les 26 mesures de ce deal sont censées "aider 12.500 personnes à trouver un emploi", soit une "goutte d'eau dans la mer, vu que notre pays comptait pas moins de 490.318 chômeurs en mai".

    La réforme des allocations de chômage - plus élevées pendant les six premiers mois puis dégressives - est pour le syndicat le fruit d'une "erreur de croire qu'une allocation plus basse aiderait un demandeur d'emploi à effectivement trouver un emploi". Pour le syndicat, le seul résultat à en attendre est un risque accru de pauvreté.

    Pour la FGTB, les 130.000 emplois vacants ne seront pas occupés par cette "politique d'activation répressive". "Où sont les mesures gouvernementales à l'égard des employeurs afin d'octroyer de meilleurs contrats et statuts, de meilleurs conditions de travail, ... ?", s'interroge-t-elle. "C'est ça la vraie pénurie sur le marché du travail. Or, nous ne lisons jamais rien à ce sujet."

  • "Le gouvernement fait payer son manque de rigueur aux citoyens les plus précarisés"

    "Le gouvernement MR/NV-A fait fausse route et continue de faire payer son manque de rigueur budgétaire aux citoyens les plus précarisés", estime le parti DéFI. En ce qui concerne le deal sur l'emploi, la formation amarante qualifie d'"hérésie" la réforme de la dégressivité des allocations de chômage. "Les chômeurs se retrouveront encore plus rapidement pénalisés", déplore-t-elle.

    Bien que l'accord budgétaire du gouvernement prévoit que cette dégressivité des allocations de chômage soit réduite pour les travailleurs qui suivent une formation dans les métiers en pénurie, DéFI dénonce "le fait que si les mesures incitatives à la formation étaient plus significatives en cours de carrière, il ne serait pas nécessaire de prévoir une dégressivité réduite des allocations de chômage".

    Le parti d'Olivier Maingain dénonce également l'indemnisation des coopérateurs d'Arco à hauteur de 600 millions d'euros. "Il n'est en effet pas acceptable que le gouvernement Michel-De Wever propose d'indemniser les actionnaires d'Arco sans en avoir obtenu l'accord de la Commission européenne au préalable. Il n'est également pas concevable que seuls les actionnaires d'Arco puissent être indemnisés, et ce, au regard du nombre de personnes lésées par la crise financière de 2008, notamment dans le dossier Fortis", détaille-t-il.

  • L'accord laisse les super-riches hors de danger, selon le PTB

    L'accord budgétaire cible durement les chômeurs et les prépensionnés, mais laisse les super-riches hors de danger, a déploré le PTB. La dégressivité accrue des allocations de chômage pousse les gens sous le seuil de pauvreté, c'est antisocial et injuste, critique le parti marxiste.

    A ses yeux, le gouvernement prend prétexte de métiers en pénurie - "une fable" - dans le but d'exercer une pression à la baisse sur l'ensemble des revenus, et "mettre les gens dans la misère pour les obliger à accepter des jobs de plus en plus précaires".

    L'accord Arco/Belfius, lui, constitue "une bonne nouvelle pour certains investisseurs avides de rendements boursiers" et "place la banque dans une logique du profit maximal, qui fut à la base de la crise financière de 2008", souligne le PTB.

  • Une nouvelle "immixtion du gouvernement dans la concertation sociale", selon le Setca

    Le syndicat socialiste des employés Setca dénonce le mode de refonte du système de rémunération annoncé dans le "job's deal". Il s'insurge que le gouvernement envisage de s'attaquer aux barèmes liés à l'ancienneté et de les remplacer par un système fondé sur la productivité et la compétence.

    "La productivité et la compétence, qui sont avancées comme les nouveaux critères qui devraient être pris en compte, sont loin d'être des critères objectifs", s'insurge le syndicat. D'un système basé sur l'âge, l'on est passé à un système basé sur l'ancienneté ou l'expérience du travailleur "pour satisfaire au principe de non-discrimination". "L'impact (négatif) des barèmes à l'expérience" - jugés entre autres trop coûteux par le banc patronal - "est surestimé", réaffirme le Setca.

    "En tant qu'organisation syndicale, nous sommes convaincus qu'il est essentiel de préserver notre système actuel. Les barèmes salariaux à l'expérience constituent un mode de rémunération transparent qui jouit d'un soutien considérable auprès des travailleurs et qui permet à chacun d'être rétribué à sa juste valeur", conclut le syndicat, dénonçant une nouvelle fois "l'immixtion du gouvernement dans la concertation sociale".

  • L'UCM espérait davantage pour les PME

    "Le chantier de l'ajustement budgétaire était rempli de promesses, mais à la lecture de l'accord intervenu cette nuit, l'UCM regrette que les spécificités des PME ne soient pas suffisamment prises en compte", déplore l'Union des classes moyennes (UCM) dans un communiqué.

    L'organisation patronale dénonce l'outplacement imposé par le gouvernement en cas de rupture pour force majeur médical (1.800 euros à charge de l'employeur). "Cumuler les coûts d'un outplacement et d'une procédure de réintégration, c'est condamner deux fois l'employeur, alors que la décision de rupture appartient au corps médical."

    "Enfin, nous étions prêts à entreprendre une évaluation de la réforme de l'impôt des sociétés qui n'aura finalement... pas lieu", ajoute l'UCM qui demande que l'évaluation de la réforme de l'Isoc ait véritablement lieu, et que les PME (de moins de 50 équivalents temps plein) soient dispensées de l'obligation d'offrir un outplacement aux travailleurs dont le contrat prend fin pour force majeure liée à une maladie de longue durée.

  • La FEB assez satisfaite de l'accord

    La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) voit "plus de points positifs que de points négatifs" dans l'accord pour le budget fédéral. L'accélération de la dégressivité des allocations de chômage est un plus considérable pour les employeurs, mais ceux-ci restent inquiets quant à l'exécution concrète de ces mesures, quoi doivent être budgétairement neutre pour la FEB.

    "Il est positif qu'une série de dossiers qui hypothéquaient le travail du gouvernement, comme Arco et Belfius, aient été débloqués. Il est également une bonne chose que des mesures aient été prises en vue de guider un plus grand nombre de demandeurs d'emploi vers les métiers en pénurie", a déclaré Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

  • Vestager recale Kris Peeters

    La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager revient sur le deal Arco-Belfius trouvé par le gouvernement belge et explique qu'il faudra que l'Europe l'approuve. "Ce serait tout à fait étrange" de dire qu'il ne faut pas d'accord de la Commission européenne pour le deal Arco. "Ce n’est pas vrai qu’il ne faut pas d’accord de la Commission", a-t-elle insisté.

    L'Europe doit approuver le deal Arco.
    Margrethe Vestager
    commissaire européenne à la Concurrence

    "Nous sommes en contact avec le gouvernement belge et nous examinerons l'accord dans les semaines et les mois à venir", a ajouté la commissaire européenne.

    ©REUTERS

  • Ce qu'il faut retenir de l'accord sur le budget

    1) Job deal (28 mesures au total)
    • Primes pour les demandeurs d'emplois en formation/stage dans un métier en pénurie, un accompagnement vers un autre emploi pour les travailleurs dont le contrat prend fin afin de l'aider à se réinsérer sur le marché de l'emploi, etc. 
    • Le système des allocations de chômage est revu: dans la première période de six mois qui suivent le licenciement, les allocations seront augmentées avant de baisser plus rapidement vers un montant forfaitaire dans les périodes suivantes9
    • L’âge d’accessibilité aux RCC en cas de restructuration sera relevé à 59 ans dès le 1er janvier 2019 et à 60 ans dès le 1er janvier 2020

    2) Budget 

    • Déficit public structurel de -0,6% en 2019
    • 1,5 milliard d'euros supplémentaires pour la compétitivité et le pouvoir d'achat 
    • Concernant le pacte d'investissement stratégique: sur la période 2018-2021, le montant prévu pour ces investissements stratégiques est de 1,6 milliards d’euros

    3) Belfius-Arco

    • Entrée en Bourse partielle de Belfius à hauteur d'environ 30%
    • Enveloppe de 600 millions d'euros afin d'indemniser les coopérateurs d'Arco

    4) Quatrième opérateur télécom

    • Cadre créé afin de permettre l'arrivée d'un 4e opérateur sur le marché belge, qui pourra accéder au marché selon des conditions de concurrence équitables vis-à-vis des opérateurs en place.
    • Obligations de couverture supplémentaires: couvrir 99,5% de la population dès 2021 et 99,8% après six ans
    • Couvrir les principales lignes de train
    ©REUTERS

  • Quid des F-16?

    Le dossier du remplacement des F-16 ne fait pas partie de l'accord de gouvernement qui "suit la procédure".

  • L'arrivée d'un 4e opérateur télécom

    Alexander De Croo arrive avec les explications concernant l'arrivée d'un 4e opérateur télécoms en Belgique afin d'améliorer la concurrence au profit des consommateurs.

    L'arrivée potentielle d'un 4e opérateur pourrait déboucher sur une baisse des prix, de l'innovation et un déploiement de la 5G plus rapide.
    Alexander De Croo (Open VLD)
    Ministre des Télécommunications

    Il explique également que si un nouvel opérateur manifeste son intérêt, il pourra accéder au marché selon des conditions de concurrence équitables par rapport aux autres opérateurs déjà présents sur le marché. Il pourra, dans un premier temps, utiliser les réseaux existants de Telenet, Proximus et Orange via un système de "roaming national".

    Le gouvernement va introduire de nouvelles obligations de couverture aux opérateurs mobiles. 99,5% de la population dès 2021 et 99,8 % de la population à un débit de 3 à 6 Mbps après 6 ans. Ils devront aussi couvrir les principales lignes de train.

    De son côté, Proximus a regretté cette décision. 

    Pour Proximus, cette décision "permettra à un nouvel opérateur d'entrer sur le marché belge à des conditions disruptives".

    Si cette situation fera en effet baisser les prix pour le consommateur à court terme, elle aura également des conséquences immédiates pour la qualité du réseau et la rentabilité du secteur, ce qui mettra inévitablement sous pression les investissements dans le réseau et l'emploi dans le secteur des télécommunications en Belgique.
    Proximus

     

    Alexander De Croo estime lui que Proximus "doit se préparer à l'arrivée d'un 4e opérateur en innovant davantage." Et de conclure: "sa mission n'est pas de critiquer l'actionnaire majoritaire."


  • L'accord Arco-Belfius

    Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt aborde le point Arco-Belfius. "Belfius va être privatisé à hauteur de 30%, confirme le ministre. Evidemment, il y a un lien entre Belfius et Arco", rappelle-t-il.

    600 millions
    600 millions
    Une enveloppe de 600 millions d'euros est débloquée pour indemniser les coopérants d'Arco, ce qui permet de débloquer la situation pour l'IPO de Belfius.

    Le paiement des indemnités aux coopérateurs d'Arco sera effectué lorsque le gouvernement aura pris la décision définitive concernant l'exécution de l'IPO de Belfius. L'enveloppe de 600 millions d'euros est financée par Belfius, l'ACW, l'Etat et en partie au travers d'un dividende pré-IPO. Belfius se chargera du traitement des demandes d'indemnisation en tant que point de contact unique.

    En clair

    Dossier Arco, bourse, Europe... Comprendre l'IPO de Belfius en 6 questions, c'est par ici:

    https://multimedia.lecho.be/explicatifs/ipo-belfius/

    ©BELGA

  • Le point sur le budget avec Sophie Wilmès

    "Depuis 2014, nous avons divisé le déficit structurel de près de 4 fois", affirme la ministre qui présente une trajectoire budgétaire assainie de 2,6 milliards d'euros, qui souligne le travail d'assainissement budgétaire fourni par le gouvernement. "Le gouvernement a diminué la pression fiscale, les dépenses et a travaillé sur l'emploi."

    L'exercice budgétaire a permis d'investir dans l'emploi et de de confirmer le pacte d'investissement stratégique. Ca a permis de confirmer le tax shift également.
    Sophie Wilmès (MR)
    Ministre du Budget

  • Le "job deal"

    Après que le Premier ministre Charles Michel a introduit la conférence de presse et expliqué que cet accord répond aux promesses du gouvernement concernant le tax shift (pour lequel 1,5 milliard d'euros seront mobilisés en 2019), place à Kris Peeter, le vice-Premier ministre et ministre fédéral de l'Emploi qui présente le "deal sur l'emploi" qui comprend une vingtaine de mesures.

    → Selon les chiffres de la Commission européenne, 130.000 emplois restent vacants chez nous.

    Le problème des emplois vacants est important en Belgique. Le plus important est d'activer les personnes au chômage et inciter les personnes non actives à se diriger vers les métiers en pénurie.
    Kris Peeters (CD&V)
    Ministre de l'Emploi

    ♦ Le relèvement graduel de l'âge pour bénéficier d'un chômage avec complément d'entreprise (RCC, successeur des prépensions) a été confirmé: 59 ans en 2019 et 60 ans en 2020. 

    ♦ Le gouvernement a décidé d'approuver un budget mobilité.

    ♦ Le gouvernement a décidé d'adapter le système des allocations de chômage. Dans la première période de six mois qui suivent le licenciement, les allocations seront augmentées avant de baisser plus rapidement vers un montant forfaitaire dans les périodes suivantes. 

    Aussi, le ministre a annoncé:

    • des mesures d'exonération pour les demandeurs d'emploi qui terminent avec succès un stage pour un métier en pénurie;
    • une prime de reclassement pour réorienter le travailleur licencié vers une activité en pénurie;
    • un encouragement fiscal et parafiscal à utiliser en cas d'indemnité de départ à une formation pour un métier en pénurie. 
  • La conférence de presse commence

    ©BELGA

  • Sur quoi porte l'accord?

    Les 4 points principaux:

    ♦ L'emploi: ce deal comprend des mesures d'exonération pour les demandeurs d'emploi qui terminent (avec succès) un stage pour un métier en pénurie, une prime de reclassement pour réorienter les travailleurs licenciés vers un métier en pénurie, l'accélération de la dégressivité des allocations de chômage.

    ♦ Arco et Belfius: un fonds de 600 millions sera mis en place pour l'indemnisation des coopérants d'Arco. Ce qui permet de débloquer l'entrée en Bourse de Belfius, pour 30% des parts.

    ♦ Les soins de santé: le budget devrait inclure une solution concernant les soins de santé pour les médicaments innovants.

    Un 4e opérateur télécom: Alexander De Croo, le ministre des Télécoms, n'a jamais caché qu'il souhaitait voir arriver un 4e opérateur mobile sur le marché belge afin de renforcer la concurrence et faire baisser les prix. Un accord a été trouvé sur ce point.

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