analyse

Vivaldi rimera avec mobilité douce ou silencieuse

Voitures de société électriques dès 2026, budget mobilité, mission de service public pour la SNCB et politique favorable au rail résonnent de la note Vivaldi.

Sur la Mobilité, ils sont nombreux les acteurs qui attendaient le projet gouvernemental. Comme nous l’écrivions déjà, les nouvelles voitures vendues devront à terme être «zéro émission». «Tous les nouveaux véhicules de société devront être neutres en carbone d'ici à 2026. Le gouvernement examinera, en concertation avec les entités fédérées, comment procéder de la même manière pour les bus de transports en commun, les taxis et la mobilité partagée», détaille la note.

L’intention est louable, mais nécessitera notamment un sacré bond en avant en termes d’infrastructures et de bornes de recharge. Quant au concept de «neutralité en carbone», il a évidemment toutes ses limites en fonction du mix énergétique de notre pays et de la production des véhicules.

Budget mobilité pour tous

Une grande première vient du budget mobilité pour tous y compris les travailleurs qui n’ont pas accès à une voiture de société. Une mesure forte qui sonne comme un soulagement pour tous les nouveaux acteurs de la mobilité. «Je ne cache pas que les résultats commerciaux ne sont pas vraiment bons sur le budget mobilité. Une telle mesure rendra le budget mobilité disponible pour une large gamme de la population. C’est une très bonne chose évidemment», indique à ce titre Michael Grandfils, le CEO de Lab Box, la filiale mobilité de D’Ieteren Auto. «Si le budget mobilité devient majeur, les secrétariats sociaux ne pourront plus faire l’impasse», explique-t-il. Évidemment, permettre de défiscaliser un budget mobilité pour chaque travailleur aura un coût important pour la collectivité et il faudra voir comment le gouvernement compte financer une telle mesure et de quel montant pourrait être ce budget mobilité.

La SNCB rassurée pour 10 ans

Un très gros volet de la note gouvernementale concerne le rail belge. Le première nouvelle soulage certainement la patronne de la SNCB, Sophie Dutordoir. La SNCB reçoit pour une durée de dix ans, la mission de service public d’opérateur du transport de personnes par chemin de fer dans notre pays.

L'attribution directe s'appliquera, dans un premier temps, à l'ensemble du territoire, même si des projets pilotes par appel d’offres pour de la mobilité dans une zone définie sont aussi prévus dans le texte.

Grosse nouveauté aussi pour l’opérateur historique, une autonomie tarifaire accrue est prévue dans l’accord gouvernemental, si celle-ci est en accord avec le nouveau contrat de gestion. Des tarifs dynamiques pourraient en effet permettre de mieux gérer les pics de fréquentation du rail, mais ils sont décriés par certains.

Le rail devrait voir sa dotation augmentée, notamment pour compenser les coûts de la crise du coronavirus. Le réseau devrait aussi de bénéficier d’investissements supplémentaires pour le matériel roulant, les gares, l’accessibilité des trains et des quais, le renouvellement et l’entretien de l’infrastructure ferroviaire, une certaine extension des capacités et de meilleures connexions sur la jonction Nord-Midi. Il n’y est par contre pas fait mention d’un nouveau projet de jonction Nord-Midi.

Dans l'air du temps, la Vivaldi met aussi l'emphase sur les trains de nuit internationaux entre les grandes villes ainsi que sur les "connexions à grande vitesse
entre Brussels Airport et les hubs TGV des pays voisins, afin de réduire le nombre de vols de courte distance".

Enfin, le gouvernement "actualisera l’étude de l’amélioration de la connexion des aéroports régionaux au réseau ferroviaire". De quoi répondre notamment aux appels du pied de la Région wallonne pour l'aéroport de Charleroi.

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