Voici la potion socio-économique que la N-VA veut administrer à la Belgique

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Les nationalistes flamands ont présenté ce jeudi leurs ambitions socio-économiques. Au menu? Des classiques, mais aussi quelques surprises.

C’est tout autant de saison que de bonne guerre. En égrenant la composition de leurs listes ou des chapitres de leur programme, les partis politiques tentent d’occuper le plus possible l’espace médiatique. La N-VA l’a bien compris, elle qui décline, depuis des semaines, son programme thème après thème.

Ce jeudi, on a tout de même effectué une petite halte, puisque les nationalistes flamands présentaient leurs ambitions socio-économiques. Au menu? Des classiques, mais aussi quelques surprises.

  • Budget. En déboulant, fin 2014, sur la scène fédérale, la N-VA roulait des mécaniques. Avec elle, et sans les socialistes, on allait voir ce que c’était, de remettre un budget sur les rails. Une législature plus tard, la Belgique n’a toujours pas renoué avec l’équilibre – c’est ce qui s’appelle faire connaissance avec le principe de réalité. Cela étant, les nationalistes n’entendent pas changer de cap: le budget doit être assaini, afin de ne pas refiler la facture aux générations suivantes. Et pour ce faire, il faut travailler sur les dépenses de l’État.
  • Fiscalité. Le premier tax shift à peine digéré, la N-VA en propose un second, pesant environ 2 milliards d’euros. Et principalement centré sur le travailleur. La N-VA suggère ainsi la suppression de la tranche d’imposition de 45% à l’impôt des personnes physiques – un taux qui arrive bien trop rapidement, juge l’ancien grand argentier Johan Van Overtveldt. Qui l’assure: cet allégement de la charge fiscale touchera essentiellement les personnes qui travaillent. Au menu encore, élargissement de la base taxable, simplification de la fiscalité sur l’épargne et baisse du précompte mobilier – que Michel vient pourtant de faire grimper à 30%. Sans oublier une nouvelle baisse de l’impôt des sociétés.
  • Marché du travail. Cela ne vous surprendra pas: la N-VA entend limiter dans le temps les allocations de chômage; le plafond serait fixé à deux années. Et se débarrasser complètement du régime de chômage avec complément d’entreprise, plus connu sous le nom de prépension.

Du côté des salaires, il est question de revoir leur lieu de négociation, la concertation sociale ne devant plus s’opérer à l’échelon national, mais au sein des entreprises – de quoi faire grincer les dents syndicales. Par ailleurs, compétence et productivité doivent remplacer âge et ancienneté dans la formation du salaire.

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